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L'appli dont la seule fonction est d'envoyer "Yo" à ses amis lève... 1 million de dollars

Cela ressemble à un gag mais une application minimaliste permettant d'interpeller ses amis par un simple "Yo" a réussi à lever 1 million de dollars auprès d'investisseurs.
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L'appli dont la seule fonction est d'envoyer Yo à ses amis lève... 1 million de dollars
L'appli dont la seule fonction est d'envoyer "Yo" à ses amis lève... 1 million de dollars © Yo

Start-upers, vous qui vous creusez la tête pour trouver l'idée révolutionnaire qui changera le monde et vous rendra riche au passage, ne lisez pas cet article, il risque de vous miner le moral. Une application toute simple, créée en huit heures chrono, dont la seule fonction est d'interpeller ses amis en leur envoyant "Yo", est parvenue à lever 1 million de dollars auprès d'investisseurs. C'est certes relativement peu aux Etats-Unis mais la somme a de quoi interpeller.

L'inventeur de cette application, l'israélien Or Arbel, peut se frotter les mains. Il s'est installé à San Francisco pour travailler à temps plein sur Yo, lancée le 1er avril (ce n'est pourtant pas une blague) sur l'AppStore. Il croit très fort à son bébé, autoproclamé "outil de communication le plus simple et le plus efficace du monde". Car si tous les Yo se ressemblent, c'est le contexte liant chaque utilisateur qui les rend uniques, argumente très sérieusement le concepteur de l'outil.

yo, un symbole ?

Il a fallu quelques critiques de sites spécialisés qualifiant Yo "d'app la plus stupide et la plus addictive" existante pour qu'elle décolle aussitôt, attirant plus de 50 000 utilisateurs partageant 4 millions de "Yo".  Les tweets moqueurs et ironiques et articles dénonçant la supercherie (comme celui-ci) contribuent malgré eux à faire monter le (bad) buzz.

Cet épiphénomène, ajouté au montant faramineux du rachat d'applis de messagerie comme WhatsApp, à la valorisation délirante de certaines start-up, aux sommes importantes investies par les venture capitalists américains et au succès irrationnel de campagne de financement participatif, fait resurgir le spectre d'une deuxième bulle Internet sur le point d'exploser. Yo espère ne pas être une victime collatérale de cet inévitable mouvement de yoyo.
 

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