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L’application canadienne d’épargne pour les jeunes, Mylo, devient Moka et se lance en France

Moka, fintech fondée au Canada en 2017 sous le nom de Mylo, annonce ce 20 juillet le lancement à l’international de son application d’épargne dédiée au 18-35 ans. La start-up de Montréal commence par le marché français.
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L’application canadienne d’épargne pour les jeunes, Mylo, devient Moka et se lance en France
L’application canadienne d’épargne pour les jeunes, Mylo, devient Moka et se lance en France © Moka

Mylo change de nom. L’application fondée en 2017 à Montréal, et qui veut réconcilier les jeunes avec l’épargne et l’investissement, s’appelle désormais Moka, et elle est lancée en France, selon une annonce faite ce 20 juillet. "Moka a décidé de se lancer en Europe et la France est notre tête de pont, explique Philip Barrar, fondateur CEO de la start-up canadienne. Au-delà de notre attache culturelle à la France, nous voulons démocratiser l’épargne et l’investissement auprès du plus grand nombre de personnes".

Une formule payante sans engagement pour séduire les 18-35 ans
Partant du constat que les jeunes épargnent et investissent peu, Moka est une application qui permet à un utilisateur d’arrondir ses achats et d’investir la petite monnaie à l’arrondi automatique. L’application se connecte au compte bancaire, arrondit automatiquement le montant de chacun des achats à l’euro supérieur et met la différence de côté. Pour économiser davantage, l’utilisateur peut multiplier jusqu’à huit fois ses arrondis et effectuer des transferts ponctuels et récurrents depuis son compte bancaire.

Pour convaincre, l’application est gratuite le premier mois d’utilisation, et elle coûte ensuite 2,99 euros par mois, quel que soit le montant épargné et investi, sans engagement sur la durée. L’utilisateur peut modifier, mettre un terme à ses transferts et aux arrondis, et récupérer son argent quand il le souhaite sans frais. "L’app est aussi sécurisée qu’une banque et s’engage à l’égard de la confidentialité des données de ses utilisateurs", affirme la société, qui utilise le cryptage 256 bits et les connexions SSL sécurisées. Par ailleurs, Moka est enrichie de contenus pédagogiques sur son blog et les réseaux sociaux afin "de développer et renforcer l'éducation financière des jeunes".

Epargner dans le contexte incertain du Covid-19
La fintech espère séduire les utilisateurs en nombre. A l’occasion de ce lancement en France et pour appuyer ce constat, Moka a dévoilé une étude réalisée avec OpinionWay, selon laquelle près de 2 jeunes sur 3 (18-35 ans) se disent inquiets de ne pas réussir à financer leurs projets de vie, dans le contexte du Covid-19. Par ailleurs, un jeune sur 2 a des difficultés à mettre de l’argent de côté chaque mois et 65% des personnes interrogées estiment que les offres proposées par les banques "ne sont pas adaptées aux jeunes comme eux".

Malgré ces difficultés, ces consommateurs souhaitent tout de même réaliser certains projets, comme faire un voyage, devenir propriétaire (43% et 37%)... et qu’ils sont majoritaires à ne pas investir. "C’est donc l’image des produits d’investissement qui est en cause : ils semblent réservés à une certaine catégorie de la population, fortunée, et ne paraissent pas adaptés aux jeunes", poursuit l’entreprise. Dans un contexte économique incertain, "un jeune sur deux a réfléchi à réaliser des investissements pendant le confinement".

Budget Insight et Treezor en appui
L’application revendique plus d’un demi-million de jeunes clients au Canada. Prochaine étape, le lancement d’un service d’investissement "socialement responsable". L’utilisateur pourra bientôt investir sa petite monnaie de façon automatique en investissant dans un portefeuille diversifié de fonds négociés en bourse (ETF) à coûts faibles et fixes, "pour allier sens et rendement", conclut la société.

En France, Moka va déployer son infrastructure technologique en s’appuyant sur les services de deux fintech françaises : Budget Insight (groupe Arkéa) qui permet à l’application de récupérer les dépenses réalisées avec les cartes de paiement pour calculer les arrondis, et Treezor (Société Générale), pour la gestion de portefeuilles électroniques.

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