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L'application de réalité augmentée Spatial s'intègre à Microsoft Teams

Vidéo La start-up Spatial, spécialiste de la réunion immersive, renforce son partenariat avec Microsoft. Elle a annoncé son intégration dans Teams à la conférence Build 2019. Une étape essentielle pour s'imbriquer sans friction dans les workflows des grandes entreprises.
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L'application de réalité augmentée Spatial s'intègre à Microsoft Teams
L'application de réalité augmentée Spatial s'intègre à Microsoft Teams

A la conférence Build 2019, la start-up Spatial a donné des nouvelles de son partenariat avec Microsoft. Son application de travail collaboratif immersif peut désormais s'intégrer directement dans Microsoft Teams via un connecteur. Comme le souligne Anand Agarawala, le CEO de la jeune pousse, cela facilite grandement son adoption par les entreprises en leur permettant de l'insérer sans effort au sein de leurs workflows existants.

 

Lors de la keynote du 6 mai, Spatial a mis en avant son client Mattel, qui avait été annoncé lors de la keynote de Microsoft au MWC 2019 pour la présentation d'HoloLens 2. A l'occasion de l'évènement, la start-up a confié à L'Usine Digitale qu'elle a d’autres grands clients qu’elle ne peut pas citer pour le moment. Ils s'en servent notamment pour faire de la formation en temps réel pour le retail, ou des revues de conception collaboratives.

 

Collaboratif et multi-support

Nous avons eu droit à une démonstration de l’application lors de la conférence. Elle se compose de plusieurs éléments, donc un menu qui peut être appelé en mettant sa main à plat, paume vers le haut. On peut y sélectionner des documents (2D ou 3D) dans une liste (soit en local ou sur OneDrive) puis les placer dans l’espace commun.

 

Ce dernier se compose d’un ou plusieurs murs de documents assez typiques de la philosophie du design thinking. Plusieurs participants peuvent interagir avec (en modifier l’échelle, y faire des annotations en 3D ou via des notes autocollantes), peu importe qu'ils soient présents physiquement dans la pièce ou seulement virtuellement, sous forme d'avatar.

 

Spatial est compatible avec de multiples appareils. Nous avons fait notre démonstration avec un casque HoloLens 2, mais le premier HoloLens est aussi supporté, de même que Magic Leap One, des smartphones Apple ou Android, ou même des ordinateurs (en vidéoconférence via une webcam apparaissant comme une fenêtre 2D). L'application utilise le service cloud Spatial Anchor de Microsoft pour synchroniser les objets 3D entre HoloLens, ARKit et AR Core.

 

 

La bande passante requise pour utiliser l'application est actuellement de "15 à 20 Mbps en débit montant et descendant". La start-up précise qu'elle s'est attachée à rendre la connexion compatible avec les réseaux d’entreprise.

 

Priorité aux Fortune 500

Les avatars ont un look réaliste plutôt convaincant, même si l’expression de leur visage reste figée. Détail impressionnant : ils sont générés en 2 minutes à partir d’une simple photo 2D. Jinha Lee, CTO de Spatial, nous a précisé travailler au développement d'avatars encore plus réalistes, dont les visages seront animés. La start-up prépare également des intégrations dans plus de logiciels (on pense notamment à Slack), et veut augmenter le nombre de participants possibles, qui est limité pour le moment à 16 par sessions. Enfin, Jinha Lee nous a confié s'intéresser de près à une compatibilité avec Oculus Quest.

 

L'offre officielle de Spatial sera lancée en juin, mais la start-up ne travaille pour le moment qu’avec des entreprises du classement Fortune 500. Cela s’explique entre autres par le coût actuel de sa solution (une somme à six chiffres), qui découle de son nombre réduit d'effectifs. Mais ces très grandes entreprises sont aussi des clients intéressants car leurs équipes sont généralement réparties sur de nombreux sites géographiques différents. Le coût de la solution est donc rapidement rentabilisé grâce à l’économie des frais de transport aérien. La start-up prévoit d’ouvrir son business model à d'autres entreprises à plus ou moins court terme, mais n'a pas su nous donner plus de précisions.

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