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L’AR.Drone de Parrot, outil pédagogique

Le drone de loisir de Parrot n’est pas un Ovni au Bourget. Le ballet des AR.Drone montre les possibilités de programmation d’un plan de vol et l’arrivée d’un GPS embarqué ouvre de nouvelles perspectives. L’eBee de la division Sensefly de Parrot est lui un drone civil dédié à la cartographie.
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L’AR.Drone de Parrot, outil pédagogique
L’AR.Drone de Parrot, outil pédagogique © Parrot

Dans un premier temps, l’espace de démonstration de l’AR.Drone de Parrot paraît incongru. Bien que bourré de technologie, le quadricoptère qui se pilote à l’aide d’un smartphone reste un – beau – jouet. Mais le ballet de plusieurs drones est impressionnant. Leur plan de vol, programmé sous Linux, est embarqué, et leur caméra est utilisée pour se repérer sur des carrés de couleurs posés sur le sol.

Parrot rappelle ainsi que, dès son lancement, l’AR.Drone a été livré avec un système ouvert et un kit de programmation. Il présente également ses nouveautés, un kit GPS pour géolocaliser l’AR.Drone et pour préparer très facilement des plans de vols à partir d’une cartographie, une batterie qui offre une puissance en augmentation de 50% et un logiciel pour monter les vidéos prises en vol.

Un modèle d’étude

L’AR.Drone est également utilisé à des fins pédagogiques. Eurogiciel Ingénierie intervient par exemple à l’ESIEE, l'école d'ingénieurs de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Les élèves ingénieurs programment des plans de vol qui sont ensuite joués, avec un enregistrement du vol réalisé à l’aide de la caméra embarqué. "Les étudiants peuvent toucher du doigt ce qu’ils programment, explique Jean-Frédéric Real, vice-président marketing d’Eurogiciel. Alors que lorsqu’un jeune diplômé travaille sur le développement d’une centrale inertielle d’avion, il n’en voit rien…"

La cartographie low-cost

Mais Parrot, c’est également Sensefly, société suisse achetée en 2012, qui présente la nouvelle version de son Drone civil léger, l’eBee. Avec son envergure de 96 centimètres, il ne pèse que 700 grammes et est capable de voler à faible vitesse, entre 36 et 57 kilomètres/heure. Il se lance à la main, puis prend de l’altitude en effectuant des cercles, tel un rapace. Il est équipé d’un appareil photo compact standard qui réalise un cliché toutes les trois ou quatre secondes d’une précision de pixel maximum de trois centimètres au sol. Avec une autonomie de 45 minutes et sa liaison radio d’une portée de 3 kilomètres, il peut couvrir une zone de 10 kilomètres carrés par vol.

Les photos sont ensuite traitées, collées les unes aux autres et redressées, avant qu’un logiciel de photogrammétrie crée une vue en relief. Spécialisé dans les applications de cartographie, l’eBee fait preuve d’originalité face aux autres petits drones civils, plus polyvalents mais aussi plus lourds et surtout beaucoup plus coûteux.

Patrice Desmedt

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