L'Armée de l'Air et de l'Espace, le CNES et le groupe ADP nouent un partenariat dans la lutte anti-drones

ADP, l'Armée de l'Air et de l'Espace et le CNES signent un accord de cinq ans visant à empêcher les drones non autorisés de pénétrer sur des lieux sensibles, en particulier au sein du Centre spatial guyanais. Les trois partenaires coopéreront dans l'évaluation de la menace, le partage d'expériences et les échanges techniques.

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L'Armée de l'Air et de l'Espace, le CNES et le groupe ADP nouent un partenariat dans la lutte anti-drones

Une convention d'une durée de cinq ans a été signée ce lundi 3 mai entre le groupe ADP, gestionnaire des aéroports de Paris, l'Armée de l'Air et de l'Espace et le Centre nationale des études spatiales (CNES).

Protéger le Centre spatial guyanais
Cet accord vise à renforcer la protection du Centre spatial guyanais (CSG) assurée par le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes lors de dispositifs particuliers de sûreté aérienne, peut-on lire dans le communiqué.

Les trois partenaires vont coopérer dans trois thématiques. La première est liée à l'évaluation de la menace pour cerner au mieux les menaces potentielles des drones et leurs conséquences possibles sur les infrastructures des entités des trois signataires. La seconde est le partage d'expérience sur les menaces redoutées, les outils et stratégies déployés pour accroître les capacités de résilience. Enfin, les partenaires procéderont à des échanges techniques pour profiter des expériences de chacun. Le partage d'analyses juridique est également prévu.

Un dispositif testé au salon du Bourget
Comme le rappelle Philippe Lavigne, chef d'état-major de l'Armée de l'Air et de l'Espace, le concept de lutte anti-drone a été concrétisé en 2019 lors du déploiement au salon du Bourget du "Dispositif particulier de sûreté aérienne" (DSPA). Il consiste à interdire à tout aéronef, temporairement ou définitivement, l'accès à un espace aérien afin qu'il ne devienne pas une menace.

Ce dispositif a été utilisé lors du G7 à Biarritz en août 2019. De plus, "il constitue un apport certain dans la perspective de la coupe du monde rugby en 2023 et des JO en 2024", a ajouté Philippe Lavigne.

Une explosion des incidents
La présence d'un drone dans une zone sensible est un enjeu essentiel. D'après l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), le nombre d'incidents liés à des drones est en constante augmentation. Il est passé de 600 événements entre 2011 et 2015 à près de 2000 en 2019.

Il arrive d'ailleurs assez fréquemment qu'un aéroport soit obligé de fermer temporairement à la suite d'un tel incident. Ce fut le cas de l'aéroport d'Heathrow, près de Londres au Royaume-Uni, où un avion de la compagnie Virgin a failli percuter deux drones au moment de l'atterrissage en avril 2018.

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