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L'Armée de l'air héberge une pépinière numérique à Evreux, socle d'une future "smart base"

L’Armée de l’air a lancé lundi 29 juin sur sa base aérienne d’Evreux (Eure) son projet de Smart base. Ce projet vise à créer des partenariats avec le monde civil. Le concept a vocation à être étendu à l’ensemble des bases (air, terre et mer). La première brique à l’édifice est la pépinière numérique gérée par la CCI de l’Eure.

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L'Armée de l'air héberge une pépinière numérique à Evreux, socle d'une future smart base
Projet Smart Base, base aerienne d'Evreux. A droite Denis Mercier, Général d'armée aérienne, chef d'état major de l'armée de l'air. © Claire Garnier

Lundi 29 juin, sur la base aérienne d’Evreux (Eure), l’Armée de l’air, l’agglomération d’Evreux et la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de l’Eure ont ouvert une pépinière numérique dans l’enceinte de la base aérienne. Première au sein d’une base aérienne en France, cette pépinière est la première brique d’un vaste projet baptisé Smart base. Piloté par l’état-major de l’Armée de l’air, il consiste en de nouvelles collaborations entre la base aérienne et le secteur privé, à l’image de ce qui se pratique aux Etats-Unis.

"Cette ouverture est inscrite dans notre plan stratégique", a indiqué Denis Mercier, général d’armée aérienne, chef d’état-major de l’Armée de l’air. Ce dernier a expliqué que le décloisonnement devrait contribuer à "améliorer les performances de notre système de combat", en modernisant les outils mis en œuvre et en tirant le meilleur parti des potentiels de chaque base et des synergies locales. L’expérimentation Smart base sera conduite pendant un an à Evreux.

Elle a vocation, si elle est concluante, à être étendue à l’ensemble des bases (air, terre, mer).

La base aérienne d’Evreux qui emploie 2 500 personnes (aviateurs et civils de la défense) est spécialisée dans le transport, la logistique tactique et les réseaux de télécommunications nécessaires à la conduite des opérations. C’est une grosse plateforme logistique (750 hectares) équipée d’une piste de 3 000 mètres. Elle a aujourd’hui des relations avec les industries de défense et des entreprises de maintenance aéronautique, mais elle pourrait, avec le projet Smart base, s’ouvrir à d’autres secteurs. Parmi les projets qui seront creusés pourrait figurer celui de l’ouverture de la piste au fret civil.

"Tester des concepts qui commencent à être mûrs"

D’une façon générale, la base s’ouvrira à des activités en lien avec sa vocation et avec la thématique de la protection ; elle va aussi pousser et tester des projets susceptibles d’améliorer son fonctionnement. La base d’Evreux va expérimenter un outil de suivi de ses fluides à partir d’un réseau de capteurs développé par le service d’infrastructure de la Défense. Elle va aussi tester des projets d’accès à de la documentation dématérialisée ou encore un portail multiservices concernant le quotidien des militaire.

Autre projet, l’utilisation d’étiquettes RFID dans le domaine du soutien logistique avec des applications dans la protection (exemple : laissez-passer provisoire). Ou encore le projet Auxylium d’interconnexion d’un groupe de combat en associant géolocalisation et transmission de données cryptées sur une plateforme.

"Nous pourrons tester ici des concepts qui commencent à être mûrs et que nous pourrions mettre en place sur l’ensemble de nos bases aériennes", explique Joël Rode, général de division aérienne, chef de projet Smart base. "Nous le ferons selon une approche incrémentale qui supposera que l’on écartera des idées et que l’on en poussera d’autres qui émergeront."

La pépinière juste à côté du groupement tactique des systèmes d’information et de communication

Gérée par la CCI d’Evreux, la pépinière numérique est située dans des locaux qui jouxtent ceux du Groupement tactique des systèmes d’information et de communication. Ce groupement est chargé de mettre en place des réseaux et systèmes de communication sur tous les théâtres d’opération de l’Armée de l’air.

L’incubateur de start-up pourra bénéficier des savoir-faire, de l’expérience et des conseils des militaires spécialistes de ce groupement. En contrepartie, le groupement pourra bénéficier de la capacité d’innovation et de veille technologique que proposent les start-up dédiées aux nouvelles technologies et aux environnements connectés. Les entrepreneurs et les militaires pourront échanger dans un espace commun.

Claire Garnier, sur la base aérienne 105 d’Evreux

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