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L'Armée de Terre des Etats-Unis va tester le réseau de satellites Starlink pendant trois ans

Vu ailleurs L'US Army a signé un accord de trois ans avec SpaceX pour tester son réseau de satellites en orbite terrestre basse Starlink. Aujourd'hui, les centres d'opérations de commandement de l'armée accèdent aux satellites géostationnaires via de grandes antennes paraboliques à la connexion fiable mais avec un temps de latence élevé. Or la demande croissante de connectivité sur le terrain nécessite de trouver des alternatives.  
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L'Armée de Terre des Etats-Unis va tester le réseau de satellites Starlink pendant trois ans
L'Armée de Terre des Etats-Unis va tester le réseau de satellites Starlink pendant trois ans © US Army

L'US Army va expérimenter pendant trois ans le service de connexion internet haut débit proposé par Starlink, la constellation de satellites de SpaceX. Un accord a été signé le 20 mai 2020, révèle SpaceNews dans un article publié le 26 mai. Le projet sera supervisé par le United States Army Communications-Electronics Research, Development and Engineering Center, ou le C5ISR, qui est le centre des technologies de l'information et des systèmes intégrés de l'armée américain basé dans le Maryland.

Demande croissante de connectivité

Le partenaire s'inscrit dans un "Cooperative Research and Development Agreement" (CRADA) usuellement utilisé par l'armée américaine pour tester un service proposé par une entreprise du secteur privée avant de s'engager pleinement. En l'espèce, l'US Army veut évaluer les performances du réseau Starlink situé en orbite basse lorsqu'il est connecté à des systèmes militaires. En effet, en positionnant cette constellation en orbite basse, SpaceX se différencie des offres actuelles qui s'appuient sur de gros satellites placés en orbite géostationnaire et peut réduire le temps de latence de 25 à 35 millisecondes contre les 600 millisecondes actuellement proposées.

L'armée cherche également à savoir de quels équipements terrestres elle aura besoin pour utiliser Starlink et l'ampleur du travail d'intégration des systèmes qui pourrait être nécessaire. Joseph Welch, directeur adjoint du programme de commandement, contrôle et communications tactiques (C3T), a déclaré que l'armée essayait de répondre à une demande croissante de connectivité sur le terrain.

Selon un membre de l'armée interrogé par SpaceNews, l'accord de trois ans "permettra à l'armée de comprendre les applications potentielles des avancées de pointe en matière de satellites de communication telles que la nouvelle constellation Starlink et les développements de terminaux modernes capables de suivre les satellites en orbite basse". L'accord avec SpaceX fait suite à d'autres CRADA que l'US Army a signé avec des sociétés comme Kratos et SES pour évaluer l'utilisation des satellites de communications.

La sécurité des données au centre des préoccupations

Aujourd'hui, les centres d'opérations de commandement de l'armée accèdent aux satellites géostationnaires via de grandes antennes paraboliques montées sur des remorques. L'un des problèmes est que ces satellites fournissent un débit limité et ont un temps de latence élevé. "C'est comparable à une paille pour soda", a déclaré Joseph Welch à propos de la capacité du réseau de l'armée à supporter le flux de données.

Une des préoccupations est la sécurité des données acheminées vers les stations au sol. Actuellement, les satellites Starlink ne sont pas connectés dans l'espace par des liaisons laser, de sorte que les données sont envoyées à des stations terrestres situées dans le monde entier. L'armée américaine préfère utiliser des systèmes avec des liaisons intersatellites afin que les données puissent être acheminées jusqu'au point d'entrée souhaité.

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