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L'Armée française utilisera les drones de Parrot pour ses missions d'observation et de reconnaissance

L'entreprise française Parrot a été choisie par la Direction générale de l'armement, rattachée au ministère des Armées, pour fournir une centaine de micro-drones destinés aux missions d'observation et de reconnaissance des trois armées. Les premiers systèmes seront livrés dans les prochains mois.  
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L'Armée française utilisera les drones de Parrot pour ses missions d'observation et de reconnaissance
L'Armée française utilisera les drones de Parrot pour ses missions d'observation et de reconnaissance © Parrot

La Direction générale de l'armement (DGA), l'une des direction du ministère français des Armées qui a notamment pour mission de préparer l’avenir des systèmes de défense français et d'équiper les forces armées, a choisi Parrot pour s'équiper en micro-drones. Cette commande s'inscrit dans le cadre d'un appel d'offres lancée en février 2020.

Ces engins seront dédiés aux trois armées – Air, Mer et Terre –  pour des missions d'observation et de reconnaissance, d'après le contrat-cadre de 5 ans publié le 11 janvier et repéré par Le Monde.

Une centaine de micro-drones
La commande concerne "une centaine de drones" et porte sur le modèle Anafi USA de Parrot. S'adressant aux équipes de secours et aux structures en charge de la sécurité, ce micro-drone quadricoptère de 500 grammes est équipé d'un zoom 32x, de la vidéo HDR en 4K et de fonctions d’imagerie thermique. La détection de cibles de taille humaine est possible jusqu’à 2 kilomètres de distance avec une précision de 13 cm de détail. L'Anafi dispose d'une autonomie de vol de 32 minutes.

D'après l'entreprise française, il offre "les mêmes prestations haut de gamme : sécurité, endurance et qualité d’imagerie de pointe" que le drone Short-Range Reconnaissance (SRR) que Parrot a créé pour l’armée américaine, en collaboration avec l'entreprise NEOTech spécialisée dans la fabrication électronique.

Des prestations de R&D pour s'adapter aux besoins de l'Armée
Le contrat-cadre porte également sur des équipements complémentaires, le développement d'adaptations et la formation de pilotes référents. Des prestations de Recherche & Développement sont également prévues pour adapter l'Anafi USA aux besoins des armées françaises. Les premiers systèmes seront livrés dans les prochains mois.

Bien que l'Anafi soit fabriqué sur le sol américain, Parrot promet que "les fonctionnalités de cryptage et de confidentialité des données" fait que ce drone est conforme aux obligations du Règlement général sur la protection des données (RGPD). L'entreprise promet en outre qu'aucun composant n'est fabriqué en Chine.

Cette promesse répond aux craintes selon lesquelles les drones fabriqués en Chine pourraient être détournés par Pékin à des fins d'espionnage. Raison pour laquelle, en janvier 2020, le Département de l'Intérieur américain avait annoncé qu'il n'utiliserait plus les 1000 drones civils achetés au fabricant chinois DJI.

Parrot dans la tourmente 
Ce contrat-cadre est une bonne nouvelle pour Parrot, en proie à des difficultés financières induites par la concurrence chinoise plus performante et moins cher ainsi que la crise sanitaire. Mais comme l'explique au Monde Henri Seydoux, président-fondateur de Parrot, "les marchés publics ne représentent pas l'axe principal" de l'entreprise. "Nous misons essentiellement sur les secteurs de la surveillance (l’équipement des pompiers, notamment), de l’inspection des infrastructures d’énergie et de communications ainsi que le secteur du bâtiment", a-t-il expliqué. 

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