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L'atteinte à l'image de Google, l'arme secrète de la Cnil

Exemplaire, l'amende de 150 000 euros infligée par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) française au groupe américain Google pourrait "ébranler la confiance des utilisateurs de ses solutions" pour l'avocate spécialisée Amina Khaled.
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L'atteinte à l'image de Google, l'arme secrète de la Cnil
L'atteinte à l'image de Google, l'arme secrète de la Cnil © C.C. - Flickr - Robert Scoble

Une sanction exemplaire car jamais prononcée auparavant. Avec sa condamnation de Google à une amende de 150 000 euros, la Cnil française a emboîté le pas à ses homologues néerlandaise et espagnole, et sanctionné le géant de l'internet pour ses nombreux manquements aux dispositions de la loi "informatique et libertés".

Mais plus important que la sanction financière - une goutte d'eau dans le chiffre d'affaires annuel de la firme qui se monte à des milliards de dollars -, c'est le "préjudice en terme d'image et de réputation qui risque d'affecter plus profondément Google" pour Amina Khaled, avocate associée au cabinet BEAM spécialisée dans les nouvelles technologies et le droit de la propriété intellectuelle.

"ébranler la confiance des utilisateurs des solutions google"

Dans sa délibération, la Cnil enjoint en effet le groupe internet de "procéder à la publication d'un communiqué relatif à (sa) décision sur le site google.fr, pendant 48 heures". Une "mesure de publicité (qui) s'explique par l'ampleur des données collectées ainsi que par la nécessité d'informer les personnes concernées, qui ne sont pas en mesure d'exercer leurs droits", étaye le garant de la protection des données personnelles en France.

"L'amende peut paraître faible mais l'arme secrète de la Cnil, c'est cette atteinte à l'image", assure Amina Khaled. "La réputation de Google va pâtir de cette publication de la décision sur son principal site car c'est elle qui pourrait ébranler la confiance des utilisateurs de ses solutions".

Dans l'attente du réglement européen sur la protection des données (qui prévaudra sur les législations nationales), en cas de manquement réitéré dans les cinq ans, Google encourt une nouvelle sanction maximale de 300 000 euros.

Elodie Vallerey

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