Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x
Safran

[Safran recrute] L’autonomie des systèmes est au cœur de la recherche et de l’innovation

Grâce au développement de l’intelligence artificielle, les industriels envisagent de plus en plus celui de véhicules autonomes. Le centre de R&T interne de Safran, Safran Tech, travaille sur cette innovation, génératrice de ruptures dans le secteur de l’aéronautique. Précisions avec Nicolas Fouquet, Responsable du laboratoire véhicule autonome au sein de Safran Tech.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

véhicule autonome

véhicule autonome
[Safran recrute] L’autonomie des systèmes est au cœur de la recherche et de l’innovation © Christel Sasso / CAPA Pictures / Safran
En quoi Safran Tech est-il un pilier de la recherche au sein de Safran ? 
 
Safran Tech est le centre de R&T de Safran. Il mène au quotidien des travaux très pointus de recherche et assure aussi la relation avec le monde académique. Par exemple Safran Tech est présent auprès de la chaire de recherche « Conduite automatisée - Drive for All », pilotée par les Mines ParisTech, en coopération avec l’École polytechnique fédérale de Lausanne, l’université de Berkeley (San Francisco) et l’université Jiao-Tong à Shanghai. Nous la cofinançons, en partenariat avec Valeo et PSA Groupe. Cette collaboration nous permet d’identifier très tôt des concepts prometteurs. Pour chaque projet, le but est de dérouler les itérations suivantes : alimentation des laboratoires académiques en données issues de nos véhicules-tests, sélection en simulateur des concepts les plus intéressants, implantation des algorithmes retenus dans nos plateformes pour validation en environnement réel. Safran Tech se positionne ainsi comme un pilier stratégique d’innovation, au sein duquel nos équipes travaillent à la fois avec la recherche académique et sur des dossiers propres au Groupe. Nous travaillons alors de manière transversale sur les différents domaines d’expertise de Safran. 
 
Quels sont les principaux sujets que développent actuellement Safran Tech ? 
 
Les secteurs du transport et de l’aéronautique doivent répondre à un certain nombre de défis : électrification des véhicules, nouvelles architectures de propulsion hybrides (pour s’affranchir des carburants fossiles), développement des outils numériques et des objets connectés, fabrication additive, matériaux innovants… Et il y a aussi tout ce qui touche à l’autonomie des systèmes.  C’est un domaine à fort potentiel, générateur de ruptures aussi bien au niveau des usages que des business models. Aujourd’hui, il est essentiellement tiré par l’automobile, ce qui est une bonne chose car cela permet de mieux préparer le public à cette innovation. 
Plusieurs raisons poussent à envisager sérieusement le déploiement des véhicules autonomes : l’essor des nouvelles mobilités urbaines et de leurs concepts de petits véhicules autonomes aéroportés, le problème de la congestion des infrastructures qui pourrait être amélioré par la voiture autonome, et dans l’aérien cette autonomie des systèmes pourrait aider à compenser le manque de pilotes à venir pour absorber la croissance projetée du trafic. En fonction de l’application que l’on considère et des marchés que l’on regarde, il peut y avoir différents motifs mais nous observons une convergence vers ce besoin croissant d’autonomie des modes de transport. 
 
Travailler sur ce sujet nécessite-t-il de nouvelles compétences ? 
 
Safran est leader européen voire mondial sur certaines technologies qui pourraient jouer un rôle-clé dans l’autonomisation des plateformes. C’est le cas par exemple de l’optronique et de la navigation inertielle, des domaines d’expertises de Safran.
Le véhicule autonome est une opportunité de valoriser ces expertises, et nécessite que nous élargissions notre éventail de compétences. Au-delà du capteur, il est nécessaire de maitriser ensuite la partie de traitement et fusion des données (comment traiter de manière intelligente toutes les données qui remontent des capteurs pour en extraire les informations pertinentes à la prise de décision). L’application des dernières techniques d’apprentissage profond, à la fusion de données est nouveau pour nous. C’est pourquoi, il faut monter en compétences, notamment en attirant des talents. Il faut des profils qui soient capables d’appliquer ces concepts d’Intelligence Artificielle à des cas d’études concrets, tout en respectant certaines contraintes industrielles. Historiquement, l’aéronautique est une industrie exigeante en termes de qualité, de robustesse et de sûreté des systèmes développés. Il faut être capable de conserver et d’augmenter ces exigences tout en intégrant l’autonomie des systèmes. 
 
 

A lire aussi

 
media