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L'autorité de la concurrence britannique valide la nouvelle politique publicitaire de Google

L'autorité de la concurrence britannique approuve les engagements pris par Google sur sa nouvelle politique publicitaire, la "Privacy Sandbox" qui a pour vocation de remplacer les cookies tiers dans Chrome. L'entreprise américaine s'engage à appliquer les mêmes conditions à ses produits qu'à ceux des entreprises tierces et à informer l'autorité britannique de futurs changements. 
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L'autorité de la concurrence britannique valide la nouvelle politique publicitaire de Google
L'autorité de la concurrence britannique valide la nouvelle politique publicitaire de Google © Firmbee/Pixabay

La Competition and Markets Authority (CMA), l'équivalent de l'Autorité de la concurrence au Royaume-Uni, a validé les engagements juridiquement contraignants pris par Google pour s'assurer que sa nouvelle politique sur les cookies ne viole pas le droit de la concurrence. 

Des craintes sur le monopole de Google
La "Privacy Sandbox", nom de la nouvelle politique de la firme américaine, vient remplacer les cookies tiers dont la suppression dans Chrome est programmée courant 2023. La CMA craignait qu'elle n'entraîne "une concentration encore plus grande des dépenses publicitaires en ligne sur Google, affaiblissant la concurrence et nuisant ainsi aux consommateurs qui finissent par payer le coût de la publicité en ligne". Egalement, elle souhaitait s'assurer que la Privacy Sandbox n'allait pas compromettre "la capacité des éditeurs en ligne, tels que les journaux, à générer des revenus et continuer de produire un contenu de valeur à l'avenir".

Face à ces craintes, le gendarme britannique avait ouvert une enquête en janvier 2021 et avait demandé à Google de présenter une série d'engagements. Ces derniers viennent donc d'être validés et deviennent juridiquement contraignants pour l'entreprise américaine qui devra scrupuleusement les appliquer si elle veut échapper à de nouvelles procédures.

Une application uniforme à tous les services publicitaires
Dans les détails, Google s'engage à ce que les modifications apportées dans Chrome dans le cadre de la Privacy Sandbox s'appliquent de la même manière à ses produits publicitaires qu'à ceux des entreprises tierces. Il promet également les API seront conçues, développées et mises en oeuvre sous la supervision réglementaire et avec la contribution de la CMA et de l'ICO (autorité de protection des données britannique). La CMA sera informée à l'avance des intentions de supprimer les cookies tiers et Google acceptera d'attendre sa réponse pour savoir si des problèmes de droit de la concurrence subsistent. 

Enfin, un administrateur sera nommé pour travailler aux cotés de la CMA afin de s'assurer que les engagements sont contrôlés efficacement et que Google respecte ses obligations. Il devrait être nommé prochainement, précise la communiqué de l'autorité britannique.

Pour remplacer les cookies tiers dans Chrome, Google teste de nouvelles méthodes. Après plusieurs mois, les FLoC, pour "Federated Learning of Cohorts", ont été finalement abandonnés en raison d'un manque d'efficacité et du risque d'exposition des données liées à l'historique de navigation des internautes. L'entreprise se concentre désormais sur les "Topics", un système qui associe chaque utilisateur à des thèmes, tels que "le fitness", "le voyage"..., sur la base de trois semaines de navigation. Google promet qu'aucun thème ne concerna des catégories sensibles comme le sexe ou l'origine.

Plusieurs plaintes en cours
Mais les ennuis pour Google ne s'arrêtent pas là. Plusieurs groupes de presse ont déposé des recours contre la nouvelle politique de Google en Europe. Ils sont particulièrement touchés car la grande majorité des médias ont choisi de faire de la vente d'espaces publicitaires ciblés l'une de leurs principales sources de revenus. Dernièrement, ce sont des éditeurs allemands qui ont déposé une plainte devant la Commission européenne

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