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L’avenir de Blackberry est-il dans le service ? 

Après des résultats catastrophiques, Blackberry supprime 40% de ses effectifs. Le canadien à la recherche d’un ou plusieurs repreneurs pourrait se transformer en société de services B2B.
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L’avenir de Blackberry est-il dans le service ?
L’avenir de Blackberry est-il dans le service ?  © CC Edans

Pour BlackBerry, la descente aux enfers continue. Après l’annonce cet été de sa mise en vente, le Canadien vient de présenter un plan de 4500 suppressions de postes, soit 40% de ses effectifs. Il faut dire que les résultats de son seul dernier trimestre enfoncent le clou d’une situation désespérée. Près d’un milliard de dollars de pertes d’exploitation ne lui laissent pas le choix. Il faut dire que malgré une totale refonte de ses smartphones, ses tout nouveaux Z10 lancés en début d’année ne décollent pas. Difficile de penser qu’ils aient la moindre chance face aux nouveaux iPhones, aux smartphones de Samsung et même aux Lumia désormais dans le giron de Microsoft. Ce dernier était d’ailleurs en tête de liste des acheteurs potentiels de Blackberry.

Pas d'acquéreur potentiel crédible

Autant dire qu’aujourd’hui il y a peu de chance qu’il avale un autre fabricant de mobiles. Et quoiqu’il en soit, l’aggravation de la situation du canadien n’attire pas pléthore de candidats au rachat. La rumeur d’une acquisition par Mark Lazaridis, l'un des deux co-fondateurs poussés dehors par les marchés en 2012, n’est sans doute pas pour rassurer. C’est plutôt une vente par appartements qui se profile puisque le canadien a déjà annoncé se recentrer sur l’entreprise. Si Blackberry survit, ce sera sans nul doute sous la forme d’une société de services B2B. Mais plus jamais comme le fabricant de smartphones que l’on a connu.

Emmanuelle Delsol

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

Olivier d'Aix-en-Provence
24/09/2013 16h26 - Olivier d'Aix-en-Provence

Cela pourrait être une opportunité pour un fabricant français de téléphone ultra-sécurisés : THALES ou BULL En effet, dans un passé encore proche, les ministres et les autres responsables de haut niveau travaillant au niveau gouvernemental utilisaient des BlackBerry, comme d'ailleurs le FMI ou les membres du gouvernement américain. Le BB avait la réputation d'être très sécurisé et il permet l'échanges de messages cryptés. Mais désormais, c'est soit Thalès (avec le Téorem) soit Bull (avec Sphone) qui équipe les membres du gouvernement français (voir l'article récent de l'Express à ce sujet : http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/cybersecurite-les-ministres-interdits-de-smartphones_400697.html)

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