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L’École de design Nantes : des designers sachant coder...

Neuvième volet de notre série sur les École du numérique : l’Ecole de design Nantes-Atlantiques, l’une des rares à former des designers interactifs industriels, en cinq ans après bac.

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L’École de design Nantes : des designers sachant coder...

"Lorsqu’en 2000 nous avons créé l’option design hypermédia, devenue 'design d’interactivité', nous savions que les métiers auxquels nous allions former n’existaient pas encore. Et c’est toujours vrai aujourd’hui," raconte Frédéric Degouzon, directeur stratégie, communication & développement de L’École de design Nantes Atlantique. Surtout que l’école a choisi d’investir un champ technologique inexploré en matière de design : la réalité virtuelle.

Un spécialiste du langage VRML et de l’outil Virtools (logiciel de création d'applications 3D), Grégoire Cliquet a été recruté, des collaborations étroites tissées avec l’association Clarté, spécialiste de la réalité virtuelle située à Laval. Et, en 2008, un master commun avec les Arts et métiers d’Angers a été créé. Résultats, l’école de design de Nantes forme des designers au profil unique, que l’on s’arrache chez Dassault systèmes, Orange ou PSA, mais aussi chez Google ou Siemens.

coder ses interfaces dès la deuxième année

L’école en quelques chiffres :

- Date de création : 1988
- Recrutement : après bac, après un bac+2 ou après un bachelor
- Durée des études : 3 ans (bachelor) ou 5 ans (diplôme de design)  Diplôme : visé par l’Etat pour le bachelor ; reconnu par l’Etat pour le Bac +5 + formation par apprentissage (BTS, licence professionnelle, master).
- Coût (2013) : 1ère année = 5900 euros, années 2, 3, 4 et 5 = 6900 euros par an. Gratuit pour les formations en apprentissage.
- Salaire de sortie : 29 400 bruts annuels en moyenne
- Nombre d’élèves en 2013-2014 : 1024
- Nombre d’anciens élèves : + de 1600
- Localisation : Nantes (école sur Atlanpole, Design Labs, Quartier de la création). 2 Asia Campus (China Studio à Shanghai et India Studio à Bengalore).
- Durée stages : 37 mois en 3 stages obligatoires
- Nombre de partenariats à l’étranger : 75 universités ou écoles sur tous les continents

 

Ce qui rend les designers numériques formés à l’école de design de Nantes si recherchés, c’est que ce sont de bons techniciens capables de coder les interfaces qu’ils ont imaginées. L’option design d’interactivité se choisit en deuxième année, la première servant de tronc commun pour découvrir toutes les formes de design industriel auxquelles forme l’école : produit, espace, graphic, numérique… "Mais dès la deuxième année, nous leur enseignons à coder leur interface web en HTML et CSS. Et en troisième année à créer des interfaces homme machine en 3D temps réel en PHP et MySQL", explique Florent Michel, responsable pédagogique du design d’interaction pour le cycle Bachelor (cycle en trois ans).

Bêtes à concours

Une technicité qui ne rebute plus les étudiants, qui entrent à l’école après le bac. "L’école de design de Nantes forme au design industriel. On ne recherche pas à favoriser les ego ou le design d’édition", rappelle Frédéric Degouzon. Un positionnement bien compris par les apprentis designers. Mais si ces derniers rêvaient tous il y a quelques années de dessiner des voitures, ils se ruent aujourd’hui vers le design d’interactivité.

"Le déclic s’est produit il y a deux ou trois ans. Avant on avait du mal à remplir l’option, reconnaît Florent Michel. Cette année, en deuxième année, nous en avons autant qu’en design produit, soit plus de 50 !" Un choix valorisant. Cette culture numérique technique permet aux étudiants de cartonner dans les concours internationaux, en créant un site web complet en deux jours ou, en équipe, trois jeux vidéos en 48 heures !

Trois masters Culture numérique

Mais on ne devient pas designer en trois ans. "Tous les étudiants poursuivent en master", précise Grégoire Cliquet. Les étudiants ont alors le choix entre trois master Culture numérique : UX (pour User eXperience, ou expérience utilisateur) design-interfaces tangibles, plutôt orienté vers l’Internet des objets ; UX design-réalité virtuelle ; Information design (infogrpahies, data, communication d’entreprise). À ce stade ils ont accès au laboratoire de l’école, le Readi design Labs.

Créé en 2010, il vient de s’installer dans de nouveaux locaux dans le quartier de la création, sur l’île de Nantes. À deux pas de la plate-forme régionale mutualisée "Design’in Pays de Loire" où vient d’être inaugurée une installation de réalité virtuelle, gérée par l’association Clarté et couplée à un système d’eyetracking (test des interfaces numériques par suivi du regard). Au laboratoire, les étudiants peuvent aussi participer à des ateliers de créativité ou prospectifs avec des industriels.

Demain, sans doute y développeront-ils leur éventuel projet de start-up. La concrétisation des projets de fin d’étude est l'une des grandes ambitions de Christian Guellerin, le directeur de l’École. "Entre l’école, les collectivités locales, les entreprises et les start-up s’est créé à Nantes, un biotope du design qui prospère", explique Frédéric Degouzon. Un atout pour les étudiants qui ne choisissent pas de partir à Bangalore ou à Shanghai pour mener un master d’interculturalité.

Aurélie Barbaux

Témoignage de Guillaume Faure, diplômé 2013 en Interfaces tangibles, designer chez Faber Novel

"Je voulais designer l'intérieur des objets connectés"

"Après deux ans de BTS design produit à Lyon, j’ai mené ma troisième année de bachelor en Angleterre. Là, j’ai beaucoup travaillé sur les objets connectés ; mais on ne faisait que l’extérieur. Je voulais designer l’intérieur. L’école de design de Nantes était en fait le seul endroit où je pouvais l’apprendre. J’ai donc suivi un master Culture numérique, Interfaces tangibles. J’ai rattrapé seul mon retard en matière de langage de programmation, HTML, CSS et JavaScript, que les designers d’interactivité apprennent en bachelor. Et alors qu’à l’école on travaillait beaucoup sur l’électronique, le concret, au Laboratoire Readi design lab, on teste le code. J’ai même participé au Data Viz marathon. Mais aujourd’hui chez Faber Novel, une agence numérique, où j’avais fait mon dernier stage, je suis un designer tout court. Je travaille autant sur les services numériques que sur l’aménagement d’espace."

 

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