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L’école LDLC cible les compétences numériques nécessaires aux PME en croissance

Le distributeur informatique lyonnais LDLC a ouvert une école du numérique en septembre 2015. Objectif ? Former des Bac+3 aux outils techniques, économiques et même sociétaux pour la transformation des TPE et PME traditionnelles.
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L’école LDLC cible les compétences numériques nécessaires aux PME en croissance
L’école LDLC cible les compétences numériques nécessaires aux PME en croissance © Ecole LDLC

La première promotion de l’école LDLC termine tout juste sa première année. Comme son nom le laisse entendre, l‘établissement de formation a été créé par le distributeur informatique éponyme. Pour autant, elle n’a pas pour but de former des techniciens informatiques ou des vendeurs pour son propre usage. Le lyonnais a voulu inventer une structure et un cursus avec un triple objectif. L’école veut diplômer des personnes qui s’adaptent à tout le champ des possibles du numérique, pour devenir aussi bien des community manager que des développeurs d’objets connectés ou des CDO. Des diplômés qui seront en priorité adaptés aux TPE/PME en forte croissance, dans le bassin d’emploi de LDLC (Grand-Lyon, Rhône-Alpes). 


Des Bac+3 pour les PME en croissance

La formation en 3 ans s’adresse à des bacheliers désireux de se diriger vers le numérique. "Les petites et moyennes entreprises en forte croissance ne peuvent pas s’offrir des Bac+5, rappelle Christophe Menenteau, directeur de l’école. Il s’agit de combler un trou dans la raquette de la formation au numérique."


Technologies, vie de l’entreprise, communication…

LDLC a imaginé un cursus autour de 4 piliers qui donneront suffisamment de connaissances et de compétences pratiques à ses étudiants pour assumer un rôle dans le numérique. "Plutôt dans des entreprises traditionnelles qui se transforment, que chez des pure players", précise Christophe Ménanteau. Sans surprise, les trois premiers piliers concernent les technologies et les usages, la vie de l’entreprise (gestion, économie, entrepreneuriat…), les acteurs et vecteurs de communication (théorie de la communication, et usages des nouveaux medias…).


…et philo, droit, histoire de l’art

"Nos diplômés devront être capables d’assurer un premier niveau de maîtrise d’ouvrage polyvalente, pas uniquement informatique, insiste le directeur de l’école. Pour cela, nous leur donnons des fondamentaux, des boites à outils mais aussi des clés de lecture." Et de fait, plus étonnant, le dernier quart de l’enseignement, le pilier "perspectives et réalités", est consacré à l’histoire de l’art, à la philosophie, au droit, à la science des langages, à la culture régionale... "Des éléments de culture générale indispensables pour remettre le numérique en perspective, revendique le directeur de l’école. Comme on peut le faire pour le code ou les langages informatiques avec l’épistémologie du langage."

 

 

Présence à l’école exigée

L’école a aussi cherché à se différencier par sa pédagogie. "Nos étudiants sont présents à l’école du lundi au vendredi, insiste Christophe Ménenteau pour commencer. Nous tenons beaucoup au présentiel, à la vertu de l’exemple, des horaires, pour accompagner nos étudiants dans le changement de paradigme vers l’entreprise." Pour autant, le cursus mixe théorie, pratique, travail de groupe (situation de production), stages en entreprise et séminaires.

 

Des séminaires de 3 jours avec de vraies entreprises

Ces derniers interrompent durant deux ou trois jours des périodes d’enseignement de 4 à 8 semaines. "Ils sont consacrés à des activités spécifiques en petits groupes proposées par de vrais donneurs d’ordre, raconte le directeur. Cela a été le cas récemment avec LDLC et un acteur de la réalité virtuelle, par exemple."

 

Un peu plus atypique, après avoir collaboré sur les CV de ses étudiants en collaboration avec des étudiants en RH de l’université Lyon 3, l’école a préparé ses étudiants les 2, 3 et 4 mai un de ces séminaires, à leurs entretiens pour décrocher un stage. Chaque matin, 30 minutes étaient disponibles des intervenants extérieurs comme le CDO de Michelin ou un jeune diplômé de l’EM Lyon qui a créé sa startup qui viennent raconter leur histoire.


Les métiers stars ? le marketing et la data

Aujourd’hui, plus que les métiers de la technique, ce sont ceux du web marketing – community manager et SEO compris – qui sont les stars, selon le directeur de l’école. "Et en filigrane, l’avenir se joue aussi autour de la data et de la façon dont on la structure pour un business." Et même s’il n’est pas encore sûr que l’école LDLC puisse répondre à cette demande, le plus important, pour les entreprises en transformation ce sont "les métiers stratégiques : la direction générale, les directions opérationnelles, les CDO et CDTO... "

 

L’école LDLC
Lieu : Dardilly (Grand Lyon, Auvergne-Rhône-Alpes)
Admission : après le Bac, tests en ligne, entretien de motivation pour le numérique.
Tarif : 1996 euros / an
Stages : 33 semaines au total
Séjour à l’étranger : 1 mois au moins
Capacité : 30 étudiants par promotion

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

Antony
08/05/2016 11h59 - Antony

Très bon article. En revanche, l'école ne se situe pas à Dardilly mais à Vaise.

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