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L'éditeur Berger-Levrault s'empare de Neolink, champion de l'inclusion

L'éditeur de logiciels Berger-Levrault ajoute une brique à son éventail de services en acquérant Neolink, une start-up de Blois qui enchaîne les succès avec son moteur de mise en relation de personnes précaires avec les institutions.
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L'éditeur Berger-Levrault s'empare de Neolink, champion de l'inclusion
L'éditeur Berger-Levrault s'empare de Neolink, champion de l'inclusion © Neolink

Le groupe Berger-Levrault, spécialiste des logiciels pour les administrations, a annoncé vendredi l'acquisition de Neolink, une start-up basée à Blois (Loir-et-Cher), qui s'est fait connaître par son moteur de mise en relation entre les bénéficiaires du RSA et les départements. Le montant de la cession de cette jeune pousse, qui a réalisé 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018, n'est pas communiqué.

 

Guy Beaudet, numéro 3 de Berger-Levrault, prend la direction générale de cette filiale, qui conserve son nom ainsi que ses bureaux à Blois. Le fondateur de Neolink, Akli Brahimi, âgé de 63 ans, accompagne l'entreprise pendant un an. Pour Pierre-Marie Lehucher, PDG de Berger-Levrault,  "l'arrivée de Neolink marque une inflexion importante dans l’évolution de notre stratégie. Par cette acquisition, le groupe se dote de solutions fortement disruptives".

 

E-democratie et solidarité

Dans le sillage de l'application Job41 pour son département d'origine, puis de Jobtouraine dans le département voisin d'Indre-et-Loire, Neolink a essaimé. Pour le Revenu de solidarité active (RSA), Neolink livre sa plate-forme de mise en relation à une trentaine de Conseils départementaux, dont le Nord et les Bouches-du-Rhône qui sont les deux principaux en la matière.

 

En combinant les datas, la géolocalisation et le collaboratif, Neolink a permis le retour a? l’emploi de 136 allocataires du RSA en 2018 dans le département du Loir-et-Cher, ce qui lui a permis d’e?conomiser pre?s de 1 million d'euros. Pour la formation, 4 régions utilisent ses services. "Ce rapprochement avec un groupe de 1700 collaborateurs et 160 millions d’euros de chiffre d’affaires nous permet d'envisager des projets de grande envergure", explique Akli Brahimi. Neolink entend bien se positionner sur les services de e-democratie que les collectivités veulent développer pour permettre aux citoyens de s'exprimer en direct avec leurs institutions. 

 

Par ailleurs, l'entreprise s'intéresse de près à deux chantiers gouvernementaux qui requièrent des ressources numériques : le grand âge, avec la mise en relation pour l'aide et le maintien à domicile de personnes âgées, et le retour à l'emploi à travers les SIAE (Structures d'insertion par l'activité économique). 

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