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"L’enjeu dans l’internet des objets est d’arriver à simplifier les produits", selon le directeur général produits d’ARM

Bracelet, montre, plaque de cuisson…Autant de produits en apparence simples mais qui cachent une grande complexité technique. Comment en simplifier l’usage ? C’est la condition de la banalisation de leur diffusion. Le britannique ARM, qui domine les mobiles avec ses cœurs de processeurs, affiche de grandes ambitions dans les objets connectés. Avec pour mot d’ordre : aider les constructeurs à masquer la complexité de leurs produits en s’inspirant du smartphone. Noël Hurley, directeur général en charge des produits, répond aux questions de L’Usine Digitale.
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L’enjeu dans l’internet des objets est d’arriver à simplifier les produits, selon le directeur général produits d’ARM
"L’enjeu dans l’internet des objets est d’arriver à simplifier les produits", selon le directeur général produits d’ARM © Capture d'écran

L’Usine Digitale - Vous voyez le smartphone comme un modèle de développement. Pour quel type de produits?

Noël Hurley - Pour tous les produits munis d’un écran. Le smartphone est devenu la référence en terme d’interaction. De plus en plus de produits s’équipent d’écran tactile. L’utilisateur, qui a pris des habitudes avec son smartphone, ne comprendrait pas de retrouver un mode d’interaction différent sur d‘autres produits à écran. C’est vrai dans la Smart TV. C’est vrai aussi dans la voiture qui embarque de plus en plus d’écrans. L’utilisateur a besoin de retrouver ainsi les mêmes usages que sur son smartphone : Facebook, ses applications, ses jeux favoris, etc.

Est-ce qu’il suffit d’imiter le smartphone pour garantir le succès d’un produit ?

Il ne s’agit pas d’imiter seulement le smartphone. L’enjeu est de s’inspirer de l’énorme travail accompli pour en simplifier l’usage. C’est la condition de son succès sur le marché. Le smartphone existait avant l’arrivée de l’iPhone d’Apple. Mais le marché était limité, car le terminal n’était pas assez simple et convivial pour séduire le grand public. Aujourd’hui il s’en vend plus d’un milliard d’unités par an. On peut dire autant du baladeur. C’est l’arrivée de l’iPod d’Apple qui a réellement réveillé le marché.

L’enjeu aujourd’hui dans l’Internet des objets est d’arriver à simplifier les produits, comme on a su le faire d’abord dans les baladeurs puis dans les smartphones. Sur ce marché émergent, les objets paraissent simples. Dans la réalité, ils recèlent une grande complexité technique. C’est cette complexité qu’il faut masquer pour l’utilisateur. Le smartphone constitue également un modèle en terme d’écosystème et de travail collaboratif. Il faut ouvrir le produit pour que d’autres acteurs puissent développer des applications et services.

Dans quelle mesure la voiture connectée va être affectée par le smartphone ?

Qu’est-ce qu’une voiture connectée, si ce n’est un smartphone sur quatre roues? Au-delà du mode d’interaction avec les écrans embarqués, le smartphone s’impose comme un modèle en terme d’écosystème. La voiture du futur devra s’ouvrir à des partenaires pour qu’ils créent des applis et apportent des services innovants en matière d’aide à la conduite, de dépannage ou de divertissement.

Dans ce domaine, vous voyez l’innovation venir des constructeurs automobiles et des acteurs du numérique ?

Je suis convaincu que l’innovation n’est plus réservée à un seul environnement. Elle peut venir de partout et de nouveaux acteurs qu‘on n'attend pas. Tesla en est un bel exemple. Il s’appuie sur le logiciel pour fournir des applications et services innovants à l’utilisateur. Sa voiture se présente comme une tablette sur quatre roues.

Propos recueillis par Ridha Loukil

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