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L'Ifremer publie 10 millions de données d'observation et de surveillance du milieu marin

La politique open data sur les données scientifiques prend peu à peu forme. L'Ifremer vient de publier 10 millions de données sur les paramètres chimiques, physiques et biologiques du milieu marin. Elles peuvent être utiles à de nombreuses personnes comme les ostréiculteurs, les chercheurs ou les décideurs publics.
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L'Ifremer publie 10 millions de données d'observation et de surveillance du milieu marin
L'Ifremer publie 10 millions de données d'observation et de surveillance du milieu marin © Jérémy Bishop/Unsplash

L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) a publié 10 millions de données sur le milieu marin collectées via ses différentes missions et avec ses différentes partenaires (les services déconcentrés de l'Etat, les parcs naturels marins et les services de l'Office français de la biodiversité et les laboratoires universitaires). Elles sont disponibles depuis le le 14 mars 2022.

Paramètres du milieu marin
Ces data sets sont accessibles gratuitement sur le système d'information Surval, qui regroupe toutes les informations environnementales relatives à la mer et au littoral, depuis le site data.gouv.fr. Ils concernent les paramètres physiques, chimiques et biologiques du milieu marin, depuis la température, le pH, le phytoplancton, les virus et bactéries jusqu’aux poissons et aux déchets marins.

Ces données peuvent être utiles à un grand nombre de protagonistes. "Elles permettent d'informer, par exemple, un ostréiculteur sur la qualité des eaux qui baignent ses parcs d'élevage, ou encore d'éclairer un gestionnaire ou un décideur sur la manière optimale de planifier un aménagement et d'en limiter l'impact sur la qualité des écosystèmes côtiers", détaille Philippe Riou, responsable du département océanographie et dynamique des écosystèmes de l’Ifremer.

Enrichi toutes les nuits
L'Ifremer était déjà familier avec l'open data. Le système Surval permet de consulter certaines données depuis 1974. Il est enrichi toutes les nuits lors d'opérations de mises à jour. Il fonctionne grâce à des filtres et possède des options de visualisation sous formes de cartes. Il est par exemple possible de zoomer sur des zones particulières, de les récupérer sous forme de représentations graphiques et de les télécharger pour les traiter et les valoriser avec différents logiciels.

L'open data de l'Ifremer s'inscrit dans le cadre du deuxième Plan national pour la science ouverte. Présenté par Frédérique Vidal, la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, il étend son périmètre aux codes sources issus de la recherche et structure les actions en faveur de l’ouverture des données à travers la création de la plateforme "Recherche Data Gouv".

La Charte de Marseille consacre l'open data des données scientifiques
La France, en tant que présidente du Conseil de l'Union européenne, a placé le partage de données scientifique au cœur de ses actions. Elle a signé le 8 mars avec ses homologues la Déclaration de Marseille relative à la coopération internationale en matière de recherche et d'innovation. Elle consacre "la liberté de la recherche académique" qui implique les droits des chercheurs de partager, de diffuser et de publier ouvertement les résultats et de données de ces recherches.

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