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L'Institut du Sein Paris s'équipe du logiciel Mammorisk pour prédire le risque de cancer du sein

L'Institut du Sein Paris et l'entreprise française Predilife, éditrice du logiciel Mammorisk, viennent de signer un partenariat pour la mise en place d'une consultation d'évaluation du risque de cancer du sein dans les 5 ans. Ainsi, les femmes de plus 40 ans pourront obtenir un "score" à partir d'un questionnaire clinique, d'une mammographie et, dans certains cas, d'un prélèvement salivaire.  
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L'Institut du Sein Paris s'équipe du logiciel Mammorisk pour prédire le risque de cancer du sein
L'Institut du Sein Paris s'équipe du logiciel Mammorisk pour prédire le risque de cancer du sein © Predilife

L'Institut du Sein Paris, spécialisé dans la chirurgie et dans les pathologies du sein, vient de se doter du logiciel "Mammorisk", commercialisé par la société Predilife. L'objectif est de proposer aux femmes de plus de 40 ans un nouveau type de consultation pour qu'elles puissent connaître leur risque de développer un cancer du sein sur 5 ans.

Dépister le plus tôt possible
"L'angoisse et l'anxiété qui entourent le cancer du sein entraînent souvent une surestimation du risque. Notre équipe de spécialistes est en mesure d'évaluer objectivement le risque individuel de chaque femme et de proposer un suivi personnalisé", explique Krishna B. Clough, chirurgien, cancérologue et plasticien. Pour rappel, cette pathologie peut être guérie dans 90 % des cas lorsqu'elle est dépistée tôt.

En pratique, cette nouvelle forme de consultation repose sur un interrogatoire, un examen clinique et le test Mammorisk. Pour les femmes ayant des antécédents familiaux, une consultation génétique sera proposée.

Le logiciel Mammorisk a été développé en collaboration avec l'Institut Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en Europe, et le Breast Cancer Screening Consortium aux Etats-Unis. Une étude a été menée pour évaluer chez des femmes de 40 à 74 ans, la faisabilité de la mesure du risque individuel de cancer du sein dans les 5 prochaines années. Publiés en octobre 2017, les résultats ont montré que 97% des femmes acceptent une consultation de prévention du risque de cancer du sein chez les médecins de ville.
 


Etablir un programme de suivi personnalisé
Grâce à un algorithme d'apprentissage automatique, à partir du questionnaire clinique et de la densité mammaire obtenue à partir de l’examen de mammographie, le test Mammorisk établit un compte-rendu clair et précis permettant de connaître le risque de cancer du sein sur les cinq prochaines années. Il permet au médecin d’établir un programme de suivi personnalisé, incluant la fréquence et les types d’examen de dépistage.

Dans certaines situations, les soignants ajoutent les résultats d'un prélèvement salivaire pour établir le score final. Cet examen va analyser la présence de certains marqueurs dans l'ADN de la patiente : les polymorphismes ou SNP. En effet, certaines études ont montré que, pris individuellement ces SNP ont un effet minime sur le risque de cancer du sein. Mais lorsqu'ils sont combinés sous la forme d'un score de risque polygénique, leur impact sur le risque est important et comparable à d’autres facteurs de risque tels que la densité mammaire.

Le test, non remboursé, coûte 380 euros à la charge du patient. Certaines mutuelles, encore rares, proposent un montant annuel de remboursement pour les actes de prévention, incluant  le test Mammorisk. Par ailleurs, il est recommandé de réévaluer le risque au minimum tous les 5 ans à partir de des données cliniques et d’imagerie.

Des femmes sont exclues du test
A noter que toutes les femmes ne sont pas éligibles au test Mammorisk. Tout d'abord, les patients doivent avoir au moins 40 ans car le logiciel a été développé à partir de cohortes de femmes entre 40 et 74 ans. De plus, si la personne est porteuse d'une mutation génétique du cancer du sein, comme une altération des gènes BRCA1 ou le BRCA2, elle ne pourra pas faire ce test. Elle devra consulter un généticien. Les hommes, bien que sujets à ce type de cancer, sont également exclus de ce programme.

La société Predilife, implantée à Villejuif, est également en charge de l'évaluation du risque de cancer du sein dans l'étude européenne de référence "MyPeBS" (My Personal Breast Screening). Cette étude a pour but de comparer une stratégie de dépistage personnalisée en fonction du risque (basée sur le risque individuel de chaque femme de développer un cancer du sein dans les années à venir) au dépistage standard en vigueur chez 85 000 femmes volontaires âgées de 40 à 70 ans recrutées dans 5 pays : Belgique, France, Israël, Italie et Royaume-Uni.

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