Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

L’insurtech Alan frôle les 140 000 utilisateurs et annonce le lancement d’Alan Baby

Après une levée de fonds de 50 millions d'euros au printemps dernier, l’assurtech Alan a profité de ce début d’année pour revenir sur un contexte inédit et sa feuille de route pour l’année à venir. Les précisions de Jean-Charles Samuelian, cofondateur et dirigeant de la pépite française.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

L’insurtech Alan frôle les 140 000 utilisateurs et annonce le lancement d’Alan Baby
L’insurtech Alan frôle les 140 000 utilisateurs et annonce le lancement d’Alan Baby © Alan

Comme tout un chacun, la start-up Alan a traversé une année hors-norme. Mais elle semble, à l’instar d’autres pépites de la tech, faire bien plus que tirer son épingle du jeu. La start-up spécialisée dans la complémentaire santé dédiée aux entreprises annonce ce 19 janvier avec fierté couvrir à date 139 000 membres, soit quasiment le double du chiffre enregistré en 2020 – l’assurtech revendiquait 76 000 membres en avril dernier.

La seule assurance complémentaire santé indépendante 100% digitale en France a conquis 8 300 entreprises et révèle avoir atteint 99% de ses objectifs en 2020 avec une progression de ses membres de l’ordre de 105%, pour environ 90 millions d’euros de revenu récurrent annuel.

Une amélioration continue de la satisfaction utilisateur
Une belle croissance que Jean-Charles Samuelian, cofondateur et dirigeant de la pépite française, explique par différents facteurs, dont en premier lieu la satisfaction des utilisateurs. "Dans 75% des demandes, l’assuré obtient une réponse dans moins d’une heure", explique le patron d’Alan, ajoutant qu’il a fallu un "énorme investissement technologique pour obtenir ce remboursement instantané".

Pour rappel, Alan propose depuis 2016 une offre de complémentaire santé 100% en ligne à destination des entreprises. La start-up vise en particulier les indépendants, les PME et les entreprises de taille intermédiaire. Alan met en avant la satisfaction de ses membres, qui continue à progresser entre le début d’utilisation du produit et les 12 mois suivants. Son NPS (Net Promoted Score) individuel s’élève désormais à 73 le NPS auprès des grandes entreprises est passé de 62 à 78 au cours du dernier trimestre. "C’est plus que Netflix, Apple, ou Airbnb", se réjouit Jean-Charles Samuelian.

10 fois plus de contrats signés en janvier 2021 par rapport à janvier 2020
Très appréciés par les utilisateurs, les services proposant par exemple de disposer d’un arrêt de travail en temps réel, un outil d’autodiagnostic, des indicateurs de circulation du Covid-19 par ville, une ligne de soutien psychologique, une plateforme de commande de masques pour les TPE/PME, ou encore une option de paiement différé pour les entreprises… "Alan a été proactif face à la pandémie en multipliant les innovations pour ses membres", résume la société.

Dans un contexte où la santé a été et est toujours au premier plan, la société a multiplié les servies, ajoutant une fonctionnalité de chat médical spécialisé s’appuyant sur 5 médecins recrutés par la start-up, et qui ont permis de traiter 1 500 cas avec moins de 2 heures d’attente en moyenne. Mais elle a également profité d’un marché rendu plus fluide par le décret d'application de la loi sur la résiliation infra-annuelle, qui permet depuis fin 2020 de résilier un contrat complémentaire santé et sans pénalités à n'importe quel moment après la première année. Alan a enregistré 10 fois plus de contrats signés en janvier 2021 par rapport à janvier 2020.

Des applications grand public
La pépite française annonce par ailleurs franchir une nouvelle étape de son développement en lançant de nouvelles applications de santé gratuites pour le grand public. La première d’entre elles, Alan Baby, s’adresse aux jeunes parents. Accessible en version bêta pour la France avant un lancement officiel à la fin du mois, elle proposera un chat médical avec des experts de la petite enfance, des groupes de discussion permettant de partager des expériences de parents à parents et enfin de contenu dédié, produit avec des professionnels de santé.

Des utilisateurs qui seront peut-être des futurs clients de la mutuelle en ligne. Et qui préfigurent d’autres communautés, des groupes de personnes similaires, avec la génération d’interactions et de discussions "qui sortent de l’ancien monde des forums, et modérés par des médecins, poursuit Jean-Charles Samuelian. Ce que nous mettons en place pour les parents, nous serons capables de le mettre en place pour d’autres groupes de personnes pour des problèmes de diabète, de fertilité ou de santé mentale, partout en Europe". Alan pense visiblement beaucoup à la téléconsultation, un marché en plein essor tant pour les usages que par le nombre de solutions émergentes.

Expansion européenne toujours d'actualité
La jeune pousse parisienne, qui considère que le développement "des services de santé qui aident les gens au quotidien" est à la fois "une conviction et une responsabilité", ne perd pas de vue pour autant ses objectifs de déploiements. Outre de nouveaux segments comme les réseaux de crèches, et la restauration, elle poursuit ses projets en matière d’expansion géographique.

La pépite a récemment ouvert deux nouveaux bureaux en Espagne et en Belgique et elle souhaite toujours s'implanter dans d’autres pays européens. En dépit de résultats décevant en matière de nombre d’utilisateurs – 300 en Espagne, 500 en Belgique, en-deçà des objectifs – "nous sommes dans les starting blocks", assure son patron. La start-up a recruté 100 personnes en 2020 (pour atteindre à date 274 employés) et affiche son ambition de multiplier par deux le nombre d'entreprises.

La société n’exclut pas un prochain tour de table qui pourrait atteindre le double de la dernière levée de fonds – de 50 millions d’euros. Elle vise la rentabilité en France à l’horizon 2-3 ans, et 4-5 ans sur les autres marchés européens. "Notre produit d’assurance est profitable mais on veut grandir plus vite et investir dans la croissance", conclut Jean-Charles Samuelian.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media