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L’ombre du séisme japonais sur le Salon de la photographie

Le Salon de la photographie a ouvert ses portes hier, jeudi 6 octobre, pour quatre jours à Paris. Les fabricants exposent leurs nouveautés. Et les industriels nippons, notamment Nikon et Canon, tiennent aussi à prouver que le séisme et le tsunami du 11 mars au Japon n’a pas atteint leur compétitivité.
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L’ombre du séisme japonais sur le Salon de la photographie
L’ombre du séisme japonais sur le Salon de la photographie © Dr. Colosseus - Flickr - C.C.

Canon possède 8 usines dans l'archipel japonais, dont la moitié a été fortement endommagée par le séisme. "Nous avons eu de la chance, les dégâts ont été limités. Malgré 11 blessés, il n’y a eu aucune perte humaine", témoigne Pascal Briard, directeur de la communication de Canon. Et d’assurer qu’il n’y aucun de retard grâce "aux équipes qui se sont retroussées les manches pour redémarrer les usines".

Suite à la crise au Japon, "nous prévoyons un très léger recul du marché sur l’année en cours de 3% sur les quantités, estimées à 5,3 millions d’unités vendues. Le chiffre d’affaires global passerait alors sous la barre du milliard d’euros soit une baisse de 9% d’ici fin 2011", anticipe Michaël Mathieu, chef de groupe image chez GfK.

Côté résultat financier, le trimestre d'avril à juin a pourtant été fortement terni, avec une baisse de 13,8% des revenus, notamment à cause du désastre mais aussi du fait des répercussions négatives de la cherté du yen.

Sur le plan des produits, ce sont surtout des compacts qui sont mis en valeur au salon porte de Versailles. Un choix étonnant pour Canon, la marque leader dans le marché du reflex grand public. Surtout que les reflexs sont les appareils produits au Japon, les compacts étant assemblés en Chine. "Un choix marketing mais rassurez-vous, il n’est pas improbable que vous entendiez parler d’un nouveau reflex Canon", répond le directeur de la communication.

Pas de pénurie

Chez Nikon, le sujet est difficile à aborder. "Le cadre est très limité", se défend le chef de produit Fabrice Abuas. Puis d’admettre : "Effectivement, nous avons plusieurs usines dans la zone de Sendai." Quant au mot pénurie… "Non, non, nous avons sécurisé beaucoup de produits et de pièces détachées. Enfin, il y a eu quand même une baisse temporaire du dynamisme."

Pourtant Nikon s'en sort mieux que chez Canon. Les appareils photographiques ont généré des revenus inédits grâce à de brillantes ventes de boîtiers numériques, malgré un accès de faiblesse dans l'archipel endeuillé. Il a même battu un records en termes de ventes de Reflex, produits principalement au Japon. Nikon a écoulé 1,36 million de modèles Reflex dans le monde en un trimestre, 310.000 de plus qu'un an auparavant.

 

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