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L’open data à la SNCF, cela rime avec quoi ?

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Mais qu’est ce qui pousse, depuis 3 ans, la SNCF à essuyer les plâtres d’un open data d’entreprise ? L’open innovation bien sûr, mais pas seulement.

L’open data à la SNCF, cela rime avec quoi ?
L’open data à la SNCF, cela rime avec quoi ? © D.R. - SNCF

Plate-forme open data (data.sncf.com), concours datasciences.net, rencontres Meet Up Open transport, hackathon géant, Datashaker de cinq mois au Numa, applications Tranquilien et Transit, exploitant en autres les données ouvertes de la SNCF… Le groupe ferroviaire français multiplie depuis trois ans les initiatives open data. Et essuie les plâtres. Mais pourquoi donc ?

Open innovation

"Pour le groupe SNCF, la démarche open data lancée il y a 3 ans, de manière libre et proactive, vise deux objectifs  : d’une part, améliorer la diffusion de l’information voyageurs surtout pour les transports quotidiens, sur tous les canaux possibles, avec l’idée qu’il est possible de personnaliser plus les informations et en s’appuyant sur les start-up ; et d’autre part, participer à la  transformation de l’entreprise autour de la donnée ", explique Romain Lalanne, responsable Open data chez SNCF. Une activité de la direction de la communication du groupe, en charge de la transformation digitale, dans une logique d’open innovation avec les start-up, les geeks ou les étudiants, mais aussi avec les gens du groupe, sur le terrain.

En interne, l’open data doit permettre d’éveiller à l’idée que l’on peut mieux travailler avec les données dont on dispose. Surtout les zones denses, où il est difficile d’accroître le réseau. Pour lui, il s’agit de fournir aux voyageurs la bonne information au bon moment, au bon endroit, pour leur permettre, peut-être, de modifier leurs comportements, de décaler leur départ de quelques minutes, par exemple, dans l’idée d’étaler les heures de pointes. 

Culture de la data

"L’enjeu d'innovation et de transformation interne est colossal. Mais il n’est pas si simple d'avoir des données ouvertes sur une plate-forme ", expliquait Patrick Ropert, directeur de la communication de SNCF, en avril dernier lors de la conférence de Paris sur l’open data. Techniquement, la SNCF travaille avec la start-up Opendatasoft, qui héberge la plate-forme data.sncf.com où, outre les données ouvertes concernant les horaires (théoriques et temps réel), les services en gares, leur localisation, les comptages de voyageurs… sont aussi publiées les actualités open data du groupe et des informations sur la démarche. SNCF travaille avec Opendatasoft depuis un an, car la start-up est leader sur son marché et après l’avoir testé en interne, il est apparu que sa solution est bien adaptée au partage sélectif des informations. La plate-forme pouvant être utilisée pour partager des données avec des partenaires ciblés, voire pour une diffusion horizontale de données en interne.

Mais publier ses données ne suffit pas, même sous licence sharelike (qui oblige partager les données à l’identique ou à maintenir ouverte la base de données enrichies), pour atteindre les objectif d’open Innovation et profiter de l’effet boule de neige. Et organiser des hackathons sur un temps limité ne permet pas toujours d'aboutir à des projets viables. La direction de la communication s'est donc décidée à organiser un programme d’accompagnement plus long. Elle s’est alors tournée vers le Numa, la nouvelle cantine parisienne, pour monter le programme Data shacker. Durant cinq mois, geeks, développeurs, designers avaient accès aux données de la SNCF pour développer un projet. C’est de là qu’est né, notamment, l’appli Tranquilien.

Recrutements

Le concours Datascience.net, clos le 30 septembre 2014, répond à la même logique, mais pas au même objectif. Lancé par la direction innovation et la recherche, il cible les jeunes chercheurs intéressés par le fait de bâtir un modèle prédictif sur l'affluence des gares en s'appuyant sur des données "open" de la SNCF. Pas pour pallier un manque de savoir-faire. En interne, il y a en effet des gens déjà très avancés sur le sujet. Ce que souhaite SNCF, c’est mieux connaitre qui sont  les futurs professionnels de la data pour identifier les  gens qu’ils pourraient recruter ou envisager d’autre type de collaboration. Un mécanisme que Romain Lalanne connait bien. C’est comme cela que cet ancien responsable de la conception de Voxe.org, plate-forme collaborative de comparaison de programmes politiques, a été recruté par SNCF.

Aurélie Barbaux

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