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L'opération séduction de Palantir auprès des start-up françaises de Station F

Palantir noue un partenariat avec Station F afin de proposer aux start-up présentes sur ce campus l'utilisation de sa plateforme Foundry for Builders, qui propose des fonctionnalités d'analyse de big data sous la forme d'un abonnement à tarif préférentiel.
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L'opération séduction de Palantir auprès des start-up françaises de Station F
L'opération séduction de Palantir auprès des start-up françaises de Station F © Palantir

Palantir, entreprise américaine spécialisée dans l'analyse des données, noue un partenariat avec Station F. Le but : mettre à disposition des start-up du campus, sous la forme d'un abonnement à un prix préférentiel, sa plateforme Foundry. Ce programme baptisé Foundry for Builders a été lancé au début de l'année. Le prix dépend également de la complexité de ce qui est fait avec cette plateforme mais l'idée est que l'outil reste accessible aux start-up. Ce partenariat annoncé le 9 décembre 2021 est noué pour une durée d'un an. Il pourra éventuellement être renouvelé.

Analyse et développement de brique technologique
"Foundry est une plateforme d'exploitation de la donnée intégrée, explique Wiem Gharbi, responsable du développement de Palantir France. Elle combine des outils de gestion, d'intégration, de transformation et d'analyse des données avec des outils de prise de décision opérationnelle". Le but est d'aider les organisations et les utilisateurs à voir leurs données, les comprendre et les analyser. La plateforme permet également de développer des produits, et d'utiliser cet outil comme une brique de la solution finale proposée par l'entreprise.

Ces jeunes pousses peuvent ainsi "utiliser leurs ressources ingénieurs et en temps pour créer quelque chose de différenciant", glisse Wiem Gharbi. "L'objectif à travers ce partenariat est d'aider les entrepreneurs à utiliser la plateforme pour qu'ils puissent mieux construire des produits autour de la donnée", résume-t-il. Palantir explique également vouloir "s'inscrire dans l'ambition française autour de l'intelligent artificielle".

Un risque pour la sécurité ?
L'entreprise, controversée en raison de son lien avec des agences américaines (la CIA a participé à une de ses levées de fonds à ses débuts et la NSA est l'un de ses plus importants clients) et de l'utilisation de ses technologies pour la surveillance de masse, cherche à balayer les critiques sur la mise en place d'un lien de dépendance avec les start-up.

"La plateforme est ouverte, aucun outil n'est imposé, l'entreprise cliente reste propriétaire des algorithmes développés et possède les droits de propriété intellectuelle sur la façon dont l'outil est utilisé", veut rassurer Wiem Gharbi. Les données ne sont pas non plus stockées sur Foundry, mais peuvent l'être sur la plateforme cloud du choix du client ou sur toute autre solution. Wiem Gharbi l'assure, Palantir positionne son outil comme "une brique technologique ouverte". Le but est d'être interopérable et que le client puisse récupérer tout ce qu'il a fait sur la plateforme si jamais le contrat prend fin.

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