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L'UE accuse la Russie de mener des cyberattaques contre des fonctionnaires et des journalistes

Des cybercriminels russes ciblent des fonctionnaires, des responsables politiques, des journalistes, des parlementaires et des membres de la société civile, d'après l'Union européenne. Des sanctions pourraient être prises si cette campagne malveillante ne cesse pas rapidement. 
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L'UE accuse la Russie de mener des cyberattaques contre des fonctionnaires et des journalistes
L'UE accuse la Russie de mener des cyberattaques contre des fonctionnaires et des journalistes © TheDigitalArtist/Pixabay

Josep Borrell, Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a publié un communiqué le 24 septembre demandant à la Russie d'arrêter immédiatement de mener des cyberattaques contre des pays membres. Sont particulièrement visés des parlementaires, des fonctionnaires, des responsables politiques, des journalistes ainsi que des membres de la société civile. 

Ces hackers liés à la Russie, d'après le diplomate, tenteraient d'accéder aux systèmes d'information de leurs victimes pour leur dérober des données confidentielles, ce qui a pour conséquence de "saper" les institutions et les "processus démocratiques" notamment en permettant "la désinformation et la manipulation de l'information". 

De futures sanctions ?
Ces activités sont "contraires aux normes en matière de comportement responsable des États dans le cyberespace, telles qu'elles ont été approuvées par tous les États membres des Nations unies", fustige-t-il. Bruxelles pourrait prendre des mesures coercitives si la Russie n'arrête pas rapidement cette campagne malveillante, prévient-il. 

Il a fallu attendre juillet 2020 pour que le Conseil de l'Union européenne décide de sanctionner certaines entités russes, chinoises et nord coréennes accusées de participer à d'importantes attaques informatiques. Les sanctions comprenaient une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'UE et un gel des avoirs. Il était également interdit de mettre des fonds à disposer de ces personnes. 

Si le Conseil peut infliger des sanctions c'est grâce à l'adoption, en mai 2019, d'une "boîte à outils cyberdiplomatiques" dont l'objectif est de décourager et contrer les cyberattaques qui constituent "une menace pour l'UE et ses Etats membres". Cet arsenal est aujourd'hui insuffisant au regard de l'explosion des attaques. 

Renforcer le bouclier européen
Pour renforcer les règles actuelles, la Commission a présenté fin juin dernier la "Joint Cyber Unit". Cette nouvelle structure rassemblant les Etats membres et les institutions européennes doit permettre de détecter et de lutter plus efficacement contre les attaques informatiques. Elle sera organisée autour de quatre piliers : la résilience, l'application de la loi, la cyberdéfense et la diplomatie.

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