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L'UE va évaluer les bénéfices de la mobilité aérienne urbaine à travers une campagne d'essais

L'Union européenne lance un nouveau programme pour tester différents services de mobilité aérienne urbaine afin d'en évaluer les bénéfices et d'apporter des précisions en vue de la réglementation de ce mode de transport.
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L'UE va évaluer les bénéfices de la mobilité aérienne urbaine à travers une campagne d'essais
La start-up chinoise EHang a rejoint le consortium AMU-LED. © EHang

L'Union européenne se lance dans un nouveau projet pour étudier les bénéfices potentiels de la mobilité aérienne urbaine et les effets de différents services de mobilité sur la congestion et la pollution. Ce nouveau projet est mené par le SESAR, qui cherche à moderniser les systèmes de gestion du trafic aérien dans le cadre du volet technologique du programme Ciel Unique européen.

Plus de 100 heures de vol
Dans le cadre de ce consortium baptisé AMU-LED (Air Mobility Urban - Large Experimental Demonstration), différents drones et aéronefs autonomes seront testés. Au total, plus de 100 heures de vol seront réalisées au cours des deux prochaines années. Les villes de Saint-Jacques de Compostelle en Espagne, Cranfield au Royaume-Uni ou encore Amsterdam et Rotterdam aux Pays-Bas, ont été sélectionnées pour accueillir ces tests.

Avec ces vols en conditions réelles, l'AMU-LED va étudier de quelle façon ce mode de transport peut améliorer certains services alors que les routes des centres urbains sont congestionnées. Taxi volant, service d'urgence, transport logistique, livraison de matériel médical, inspection d'infrastructure et surveillance policière font parties des services qui seront étudiés. L'idée est de voir si les drones et aéronefs autonomes permettent de mettre en place des services plus flexibles et de réduire la pollution et les accidents de la route.

Fournir des pistes pour la réglementation
17 instituts et entreprises ont rejoint ce consortium dont Airbus, EHang, Boeing Research & Technology-Europe ou encore AirHub. L'AMU-LED va transmettre l'ensemble des données collectées à des organismes comme l'EASA, l'agence européenne de la sécurité aérienne, afin de contribuer à l'établissement d'un nouveau cadre réglementaire pour la mobilité aérienne urbaine.

L'engouement autour de ce nouveau mode de transport est réel. A son échelle, la région Ile-de-France essaye structurer la mobilité aérienne urbaine. Une trentaine d'entreprises ont été sélectionnées dans le but de faire des vols de démonstration lors des Jeux Olympiques de 2024 et de déployer une offre commerciale en 2030. Le Royaume-Uni, de son côté, a annoncé que la ville de Coventry allait accueillir le premier Urban Air Port devant accueillir les taxis volants d'Hyundai.

Mais l'apparition de ce nouveau mode de transport va devoir coïncider avec la mise en place d'un système de gestion et de contrôle performant.

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