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L'Unesco a 18 mois pour élaborer un cadre normatif autour de l'intelligence artificielle

Vu ailleurs L'Unesco a été mandatée pour élaborer un "instrument normatif mondial" pour encadrer l'intelligence artificielle. Des experts internationaux auront 18 mois pour travailler autour de la diversité culturelle ou du genre pour lutter contre les biais algorithmiques discriminatoires.  
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L'Unesco a 18 mois pour élaborer un cadre normatif autour de l'intelligence artificielle
L'Unesco a 18 mois pour élaborer un cadre normatif autour de l'intelligence artificielle © Unesco

L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a été mandatée pour travailler sur l'éthique de l'intelligence artificielle (IA), d'après un article du magazine Notre Temps publié le 21 novembre 2019. Cette décision a été prise à l'unanimité, soit par les 193 pays membres de l'Organisation des Nations unies (ONU). Une situation assez rare pour être soulignée.

 

Des experts internationaux auront 18 mois pour créer un "instrument normatif mondial" pour encadrer l'intelligence artificielle sans pour autant freiner l'innovation dans ce domaine. Ils se pencheront sur les questions liées à la diversité culturelle ou du genre ou encore à la diffusion des savoirs et technologies.

 

Lutter contre les biais algorithmiques

Sans le mentionner explicitement, l'Unesco souhaite construire un rempart contre les biais algorithmiques discriminatoires. Il faut dire que les critiques à leur encontre se multiplient et inquiètent. Dernièrement, le développeur David Heinemeier Hansson, créateur notamment de Ruby on Rails, a accusé la nouvelle carte de crédit d'Apple d'être sexiste. Dans un message publié sur Twitter le 9 novembre 2019, il se lamentait que la firme technologique "piétine sa réputation d’organisation inclusive au profit d’un algorithme terriblement sexiste, ingérable. Ou comment une entreprise valorisée à trois milliards de dollars accepte tranquillement de se soumettre à un algorithme".

 

Cette idée avait été esquissée par Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, lors de son discours le 12 novembre 2019. Elle avait alors plaidé pour "la construction d'une vision partagée des questions éthiques liées à l'IA" car elle constitue "une rupture anthropologique majeure". Ce n'est pas la première fois qu'un organe supranational s'intéresse à la réglementation de l'IA. En août 2019, la Commission européenne a annoncé qu'elle planchait sur un texte qui étendrait les droits des citoyens européens sur leurs données liées au domaine de l'IA. 

 

Un projet utopique ?

L'initiative est louable et rarissime car prise unanimement. Mais elle reste très utopique car les normes internationales ne sont généralement accompagnées d'aucune sanction du fait d'un petit nombre d'organismes chargés de contrôler leur application. Ces travaux auront tout de même l'avantage de lancer une discussion entre des Etats ayant des positions très différentes. 

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