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L'Union européenne cherche à renforcer son industrie dans les semi-conducteurs

Vu ailleurs La France, l'Allemagne et onze autres pays européens s'unissent pour renforcer leurs capacités industrielles dans le domaine des semi-conducteurs. Ce secteur jugé essentiel par ces Etats est beaucoup moins développé dans l'Union européenne qu'aux Etats-Unis et en Asie.
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L'Union européenne cherche à renforcer son industrie dans les semi-conducteurs
L'Union européenne cherche à renforcer son industrie dans les semi-conducteurs © Pixabay / tpsdave

13 pays européens, dont la France et l'Allemagne, s'unissent pour se renforcer dans le domaine des semi-conducteurs. L'objectif est de regrouper leurs forces et d'investir dans ce secteur essentiel afin de rattraper les Etats-Unis et l'Asie, rapporte Reuters ce 8 décembre. Ont aussi pris part à ce projet les pays suivants : Belgique, Croatie, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Italie, Malte, Pays, Portugal et Slovénie.

Dépendance vis-à-vis de l'Asie et des Etats-Unis
La part de l'Europe dans le marché mondial des semi-conducteurs, qui est évalué à 440 milliards d'euros, est de seulement 10%, l'Union européenne comptant principalement sur les puces conçues et fabriquées à l'étranger, rapporte Reuters. Une dépendance mise en exergue avec la pandémie de Covid-19, qui a conduit à des difficultés d'approvisionnement et des ruptures dans les réseaux logistiques.

Depuis quelques temps, des inquiétudes concernant la sécurité des citoyens et la souveraineté des Etats sont aussi soulevées à propos des puces fabriquées à l'étranger et utilisées dans le domaine médical, les smartphones, les réseaux et la surveillance environnementale. Par ailleurs, l'embargo américain contre certaines entreprises chinoises, principalement Huawei, est un rappel de l'importance d'avoir des capacités de production souveraines.

Comment financer ce projet ?
Les 13 pays européens ont déclaré vouloir renforcer la valeur de l'électronique et des systèmes embarqués en Europe. "Cela nécessitera un effort collectif pour mutualiser les investissements et coordonner les actions, tant des acteurs publics que privés", précisent-ils vaguement dans un communiqué.

Le groupe explique vouloir contacter des entreprises pour former des alliances industrielles dans la recherche et l'investissement autour de la conception et la fabrication de semi-conducteurs, et chercher à financer de tels projets. Pourront-ils utiliser une partie des 145 milliards d'euros du Fonds de Relance alloués aux projets numériques ? Ils semblent en tout cas le souhaiter. Le groupe va aussi chercher à établir des normes et des certifications communes pour l'électronique.

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