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L’Université de Tel Aviv crée un fonds en capital-risque pour ses étudiants

Inspirée par les grandes écoles américaines, l’Université de Tel-Aviv créa, pour la première fois en Israël, un fonds en capital-risque de 20 millions de dollars. Destinés aux projets en phase de démarrage, les investissements de court terme seront privilégiés.

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L’Université de Tel Aviv crée un fonds en capital-risque pour ses étudiants
L’Université de Tel Aviv crée un fonds en capital-risque pour ses étudiants © Tel Aviv University

"Depuis plusieurs années, l’Université de Tel-Aviv donne des cours sur l’entreprenariat, avec même des cursus académiques spécifiques. Il y a plus d’un an, on a senti que c’était le bon moment pour passer à la vitesse supérieure", s’enthousiasme Nimrod Cohen. Interrogé par l’Usine Digitale, cet ancien associé de Plus Ventures est désormais associé directeur de TAU Ventures, le nom de ce nouveau fonds de l’Université de Tel-Aviv.

 

Une histoire américaine

L’histoire commence par une observation simple : les plus grandes universités américaines -MIT, Stanford ou encore Berkeley- ont développé des VC internes. "Nous en avons conclu que c’était le bon modèle", affirme Nimrod Cohen. Le fonds permettra d’identifier des opportunités en phase initiale et de les aider financièrement. Les jeunes entrepreneurs en herbe pourront aussi profiter de bureaux haut standing de 400 m2, "comparables à Wework", du savoir des professeurs mais aussi du réseau externe de l’université dont font partie les anciens élèves, les start-up, les grandes compagnies internationales. "On offre un package intéressant et attractif, on veut aussi créer quelque chose d’autre que l’argent ne peut pas acheter", résume Nimrod Cohen.

 

Des opportunités à l’international

Au total, 20 millions de dollars ont été réunis par plusieurs investisseurs américains, canadiens mais aussi du Japon et de Singapour . "Nous avons réuni des investisseurs de plusieurs pays sur plusieurs continents pour offrir à nos étudiants le maximum de possibilités à l’étranger", souligne Nimrod Cohen. "On voulait aussi des investisseurs 'smart money", des acteurs intéressés par l’idée de faire fructifier les projets et pas seulement de parier dessus sans s’en occuper". L’intérêt du marché asiatique confirme une tendance de fonds observée déjà depuis plusieurs années, celle d’un financement plus large des technologies israéliennes, de plus en plus en amont afin de dénicher en avant-première les pépites du futur.

 

Avec "seulement" 20 millions de dollars, les investissements ne pourront pas porter sur des technologies très coûteuses, liées par exemple au domaine médical ou pharmaceutique, "c’est pourquoi nous privilégions les entreprises qui développent des softwares. On peut toucher des domaines très variés comme la Fintech, la 3D ou la cybersécurité, c’est en tout cas moins coûteux et on peut développer très vite un produit en quelques mois", détaille le directeur associé de TAU Ventures. D’ici un mois ou deux, les premiers projets seront choisis.

 

Un écosystème dense et florissant

Avec TAU Ventures, l’Université de Tel-Aviv entend renforcer un écosystème déjà très florissant. Depuis plusieurs années, Ramot, une société de transfert de technologie, a recueilli 40 millions de dollars pour les chercheurs universitaires. A cela s’ajoutent également, Delta Pre-Accelerator, qui aide les étudiants à construire des prototypes, et i3 Equity Partners qui se concentre sur l'Internet des objets. Les partenaires de ces structures sont aussi prestigieux que généreux, on compte parmi eux Microsoft, Tata, Qualcomm Ventures ou GE Ventures.

Nimrod Cohen n’écarte pas la possibilité, d’ici plusieurs années, d’élargir le fonds TAU Ventures ou même d’en créer un autre, pour des start-up en stade plus avancé.

 

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