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L'Usine du Futur autour du monde

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Les projets d'avancement technologiques de l'industrie fleurissent un peu partout dans le monde. Tour d'horizon de six initiatives prometteuses.

L'Usine du Futur autour du monde
L'Usine du Futur autour du monde

Europe : Factories of the Future

Création - 2008
Budget - 1,8 milliard d’euros
Résultats - 20 projets achevés sur 180

L’initiative Factories of the future, lancée en 2008, s’inscrit dans le cadre du plan européen de relance économique. Il s’agit d’un partenariat public-privé qui finance le développement de technologies applicables dans les usines. Par l’intermédiaire du programme-cadre (2007-2013), 650 millions d’euros ont été accordés, puis 1,15 milliard à l’occasion du lancement du programme Horizon 2020. Afin d’orienter l’argent vers les projets les plus utiles, la Commission européenne a imposé la création de The European factories of the future research association (Effra). L’association est mandatée pour faire le lien entre Bruxelles et les industriels européens, en remontant auprès de la Commission les enjeux exprimés par ces derniers. Son rôle consiste également à susciter des initiatives nationales. L’Effra compte 180 membres. La moitié sont des fédérations professionnelles et académiques, l’autre moitié des sociétés industrielles, dont 30 % de PME.

Allemagne : Industrie 4.0

Création - 2012
Budget - 200 millions d’euros
Résultats - Rédaction d’un rapport et structuration de l’offre

Le plan allemand, lancé en 2012, fait écho à la feuille de route sur les systèmes embarqués, une initiative prise en 2009. Le gouvernement d’Angela Merkel avait souhaité élargir les travaux à tout ce qui concerne la production et les services. Copiloté par Bosch et l’Académie des sciences et de l’ingénierie (Acatech), le plan a appuyé ses réflexions sur la quatrième révolution industrielle, à savoir l’arrivée de l’intelligence dans les équipements de production. Un rapport a été remis en 2013. Il comporte, exemples à l’appui, des recommandations dans huit domaines : l’uniformisation des architectures, la gestion de systèmes complexes, les communications à haut débit, la sécurité des données, l’organisation du travail, le travail avec les organismes de standardisation, l’efficacité des ressources, la formation et le développement personnel. Contrairement aux idées reçues, le plan Industrie 4.0 n’est pas uniquement centré sur des considérations techniques, mais comporte un volet social.

Royaume-Uni : High value manufacturing Catapult

Création - 2011
Budget - 31 millions d’euros
Résultats - 7 centres créés, 1 012 projets lancés

C’est l’un des neuf projets Catapult lancés au Royaume-Uni. Ces programmes ont pour objet la création de centres technologiques focalisés sur des activités clés. Il s’agit de regrouper ou de créer des compétences afin d’incuber des technologies d’avenir avant de les proposer aux industriels. À l’image du plan usine du futur français, High value manufacturing catapult est une démarche horizontale, associée à huit initiatives de filières : thérapie cellulaire, technologies numériques, ville du futur, énergies offshore renouvelables, applications satellitaires, systèmes de transport, médecine de précision, énergie. Ces deux derniers domaines sont en cours de création. Une enveloppe de 400 millions de livres (505 millions d’euros) a été attribuée pour les programmes Catapult, dont 25 millions de livres (31 millions d’euros) pour le plan High value manufacturing.

Italie : La fabbrica del futuro

Création - 2012
Budget - NC
Résultat - 10 projets lancés

C’est l’un des quatre Progetti Bandiera, ces grands projets lancés en 2012 par l’Italie et dotés de 13 millions d’euros. Prévue pour une durée de trois ans, l’initiative Fabbrica del Futuro soutient la recherche afin d’accroître la compétitivité de l’industrie transalpine. Mais cela en accord avec Bruxelles. Le gouvernement italien souhaitait que ce programme constitue le lien entre recherche italienne et recherche européenne. Un bel effort d’alignement : la Fabbrica del futuro partage l’ensemble des objectifs et des thématiques définis par le programme Factories of the future de la Commission européenne. Jusqu’à l’agenda, calqué sur les travaux de l’Effra et de la plate-forme européenne de recherche Manufuture. Les dix projets de recherche italiens sont répartis en quatre catégories : l’usine à haute performance, l’usine évolutive et reconfigurable, l’usine pour l’homme, l’usine pour une production durable.

états-Unis : Advanced manufacturing partnership

Création - 2011
Budget - 1,4 milliard d’euros
Résultats - 15 centres en cours de création

La première initiative américaine liée à l’usine du futur fut lancée en 2011 sous le nom d’Advanced manufacturing partnership. Ce plan gouvernemental, doté d’un budget de 500 millions de dollars, définissait les marches à gravir pour assurer la compétitivité de l’outil industriel (développer l’outil de production dans les secteurs relatifs à la sécurité nationale, réduire les temps de développement et de mise en œuvre de nouveaux matériaux, investir dans la robotique de nouvelle génération, développer des procédés de fabrication plus efficaces). En 2012, le président Obama annonça la mise en place du National network for manufacturing innovation afin de rapprocher la recherche appliquée et le développement de produits innovants. Un milliard de dollars a été alloué pour créer 15 centres d’innovation technique (45 d’ici à dix ans) répartis dans un réseau de nœuds régionaux, sur le modèle des instituts allemands Fraunhofer. En 2014, une seconde version du plan a ajouté aux aspects techniques les considérations de soutien au développement des PME.

Japon : New manufacturing technology

Création - 1988
Budget - 5 millions d’euros par an
Résultats - 61 projets ces cinq dernières années

Le Japon s’intéresse depuis longtemps au maintien de son avance technologique. Dès 1980, le gouvernement nippon créait l’association New energy and industrial technology development organization (Nedo), dotée d’un budget annuel de 148 milliards de yens (1,1 milliard d’euros). Celle-ci fait l’interface entre les besoins des industriels et les orientations gouvernementales. Le modèle est similaire aux initiatives française et britannique : des plans de filière, en particulier autour de la conservation de l’énergie, de la robotique, des biotechnologies, de la conservation des ressources et des nanotechnologies, et un plan centré sur les nouvelles technologies de production depuis 1988. Ce dernier dispose de 5 millions d’euros par an. Nedo est devenu une agence gouvernementale en 2003. Elle compte de nombreuses filiales dans le monde, notamment en France et aux États-Unis.

Frédéric Parisot

 
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