Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

La banque mobile Vaultia lance son offre free to pay

Après sa version Beta conçue avec ses utilisateurs, la néobanque Vaultia a lancé la commercialisation de sa version grand public axée sur le free to pay. Parallèlement, la communauté de testeurs continue de faire évoluer l’application.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

La banque mobile Vaultia lance son offre free to pay
La banque mobile Vaultia lance son offre free to pay © Vaultia

Fraîchement issu de l’Epitech de Strasbourg, Romain Vermot a ramené de son passage en Grande-Bretagne une autre vision de la banque. Associé à son camarade Benjamin Chatelain, il a imaginé Moneway destiné à devenir Vaultia. Nécessitant un regard marketing en complément, les jeunes gens ont fait appel à leur amie d’enfance Noémie Nicod pour finaliser le projet.

Après une levée de fond d’un million d’euros en juin 2019, la start-up installée à Morteau (Doubs) compte désormais 20 salariés. Le 15 décembre 2020, Vaultia lançait sa version grand public commercialisable. La néobanque le revendique : elle a été créée par des jeunes pour les jeunes de 18 à 27 ans afin de leur faire profiter gratuitement de services de paiement depuis une application mobile, pour gérer leurs finances quotidiennes.

"La banque classique peine à acquérir la génération Z qui a de nouvelles attentes vis-à-vis de son service bancaire. 67% de cette génération se disent insatisfaits de leur banque actuelle" introduit Noémie Nicod, co-fondatrice et directrice générale de Vaultia. Depuis sa création en janvier 2018, Vaultia mise sur un parcours simplifié pour les utilisateurs et sur un travail collaboratif avec ses bêta-testeurs. "La génération Z a besoin de participer et de co-construire ce qu’elle utilise, y compris son service bancaire."

Plus de 15 000 téléchargements de la version Bêta gratuite, lancé en juin 2019, ont contribué à créer et faire évoluer en toute transparence des services pour les faire correspondre aux besoins de leur cible. Pour garantir la flexibilité de l’application, Vaultia mise sur une architecture en micro-service ainsi que sur un développement natif en langage swift pour iOS et en kotlin pour Android. Ce même souci de flexibilité et d’agilité se traduit enfin par le choix d’opter pour une API en langage Go.

Free to pay
Ces notions se retrouvent également dans l’utilisation de l’application offrant aux utilisateurs la possibilité de choisir leur service. Avec la notion de Free to pay, ils conservent une offre de base complète et gratuite incluant la gestion du compte bancaire, un RIB, une carte physique, 100 paiements mensuels, des seuils de retrait… Selon ses besoins, l’utilisateur ajoute des options à payer une seule fois, telles que les cartes virtuelles à usage multiple pour les paiements en ligne sécurisés, valables 3 ans à 2 € ; ou des options à payer mensuellement.

"Les jeunes ont de nouvelles habitudes de consommation et ne veulent acheter que le service dont ils ont besoin. Même si ça change, les banques classiques ont une tendance aux frais cachés quand nous privilégions la transparence" précise Noémie Nicod. L’application donne accès à des informations précises telle que la géolocalisation de l’enseigne (map) et l’heure exacte de la dépense mais aussi le nombre de transactions effectuées, la dépense moyenne réalisée dans l’enseigne, le total dépensé dans l’enseigne, la catégorie de chacune de vos dépenses, ou encore l’analyse détaillée de chaque opération.

Au registre de la relation client, Vaultia a mis en place un chat garantissant une réponse en moins de 5 minutes mais dispose aussi d’une ligne téléphonique, un forum et s’appuie sur les réseaux sociaux. Alors que l’application a été téléchargée 30 000 fois depuis son lancement en décembre dernier, Vaultia maintient sa version Bêta en parallèle afin que les bêta-testeurs aient accès en avant-première aux nouvelles fonctionnalités et puissent donner leur avis sur le design ou encore l’ergonomie.

Dans les mois à venir, Vaultia prévoit de nouvelles évolutions telles qu’un crédit à la consommation. La start-up espère également finaliser en 2021 une levée de fond de neuf millions d’euros et engager entre deux et huit nouveaux collaborateurs. Ces derniers pourront profiter d’un management innovant. "Nos collaborateurs peuvent être n’importe où en France à condition de passer la moitié de leur temps de travail sur le site de Morteau en deux semaines. Pour ce faire, nous mettons des appartements à leur disposition."

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media