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La bataille du disque optique d’archivage a commencé

Après Sony et Panasonic, c’est au tour des japonais Pioneer et Memory-Tech d’annoncer leur propre disque optique pour l’archivage de données en entreprises. Les formats sont incompatibles, ce qui laisse augurer une bataille de standard. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
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La bataille du disque optique d’archivage a commencé
La bataille du disque optique d’archivage a commencé © Matt Nicklas - Flickr - C.C.

L’industrie des disques optiques s’engage dans une nouvelle bataille de standard. L’enjeu est d’imposer le format du successeur du Blu-ray pour l’archivage de donnée en entreprises. Deux camps s’opposent : l’un mené par Sony et Panasonic, l’autre par Pioneer et Memory-Tech.

En mars 2014, Sony et Panasonic ont annoncé leur format "Archival Disc". Les deux géants japonais de l’électronique prévoient de commercialiser leurs premiers disques en 2015 pour une capacité de 300 Go, qui devrait monter plus tard à 500 Go puis à 1 To.

Deux autres japonais, Pioneer et Memory-Tech, viennent de répliquer en annonçant un disque concurrent qui offre une capacité de 512 Go, censé grimper plus tard à 720 Go puis à 1 To. Ce format bénéficie également du soutien de Mitsubishi Kagaku Media. Aucune date de commercialisation n’a été encore précisée.

Des largeurs de pistes différentes

Les deux formats ont en commun d’utiliser le même laser bleu (longueur d’onde de 405 nm), la même ouverture optique (ratio de 0,85) et d’enregistrer les données sur les deux faces. Mais ils diffèrent sur le plan physique. L’Archival Disc réunit trois couches d’information par face et enregistre les informations sur des pistes de 0,225 µm. Chaque bit d’information mesure 79,5 nm. Le format concurrent combine quatre couches par face et enregistre les données sur des pistes plus larges de 0,32 µm. Le bit d’information mesure 87,4 nm.

Cette bataille rappelle celle du disque optique vidéo à haute définition entre le Blu-ray, promu notamment par Sony et Panasonic, et le HD DVD, défendu par Toshiba et NEC, et qui s’est terminée par la victoire du Blu-ray. On peut s’interroger sur son utilité sachant que le futur disque optique ne s’adresse pas au grand public.

Ici, le marché n’a aucunement besoin d’un nouveau disque optique. La dématérialisation des contenus numériques (vidéo, musique, jeux…) tend en effet à supplanter les supports physiques comme le CD, le DVD ou le Blu-ray. Mais l’industrie reste incorrigible. Depuis le CD enregistrable, chaque génération de disque optique donne lieu à une bataille de standard. Et ceci ne semble pas près de changer.

Ridha Loukil

 

 

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