Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

La bonne santé de Solidworks de Dassault Systèmes contredit le déclin annoncé des logiciels de CAO pure

Solidworks pèse 20 % du chiffre d’affaires de Dassault Systèmes et continue de progresser. Preuve qu’un outil de CAO pure a bien sa place, en particulier dans les PME. La version 2014 prend en compte la mobilité et enrichit ses produits compagnons.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

La bonne santé de Solidworks de Dassault Systèmes contredit le déclin annoncé des logiciels de CAO pure
La bonne santé de Solidworks de Dassault Systèmes contredit le déclin annoncé des logiciels de CAO pure

La version estampillée 2014 du logiciel de CAO Solidworks arrive. Au-delà des habituelles améliorations fonctionnelles, cette version du logiciel de CAO de Dassault Systèmes voit ses produits compagnons s’étoffer. L’outil de gestion des données techniques, Enterprise PDM Streamlined Wokflow, est amélioré, avec une intégration plus poussée à Office de Microsoft et un client web enrichi. Pour autant, Solidworks reste ancré sur le marché des PME - "90% de nos clients utilisent de un à six postes", avance Bertrand Sicot, PDG de Solidworks - et concentré sur la CAO pure : les produits compagnons représentent seulement 20% du chiffre d’affaires de Solidworks.  

Encore une bonne marge de progresssion

Solidworks met aujourd’hui plus nettement en avant son appartenance à Dassault Systèmes, tout en prenant bien garde de ne pas faire de l’ombre au grand frère Catia. Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes, évoque d’ailleurs rarement sa division Solidworks. Ce que Bertrand Sicot tempère : "Bernard Charlès est présent avec moi sur la scène au moment de Solidworks World." Reste que Solidworks pèse environ 20% du chiffre d’affaires de Dassault Systèmes, avec une progression constante. "En 17 ans, Solidworks a vendu environ 500 000 licences, décrypte Bertrand Sicot, et l’ensemble des éditeurs de CAO, 1,5 million en une trentaine d’années. Or le marché potentiel est de l’ordre de 4 millions de postes. Cela laisse une bonne marge. Deux tiers de nos nouveaux clients migrent d’ailleurs de la 2D vers la 3D."

Ouverture à la tablette

Le déclin des outils de pure CAO, parfois annoncé, n’est pas à l’ordre du jour. Et Solidworks continue d’évoluer. Le logiciel s’ouvre à la mobilité, non pas en cherchant à substituer la tablette à l’ordinateur, mais en jouant la complémentarité. Avec sa caméra et son GPS, la tablette peut offrir des fonctions de réalité augmentée, mais aussi se transformer en compagnon de la station de travail pour afficher des informations complémentaires dynamiquement. Dernier chantier en cours, et pas des moindres, une refonte de l’interface. "Il y a toujours un risque à modifier l’interface, concède Bertrand Sicot. Mais c’est un risque calculé. Si la nouvelle interface est réellement plus simple, un pourcentage très important des utilisateurs l’adopte. Cela avait été le cas en 2008, lors du dernier changement. Et nous allons aller plus loin qu’une modification de l’interface utilisateur. Il s’agira d’un produit connecté qui facilitera l’utilisation de Solidworks pour la partie avant-projet."

Patrice Desmedt

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale