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La Californie, c’est tout un roman [7/7] : L’or

Série d'été Pendant l’été, L’Usine Digitale vous propose de voyager au pays du numérique : la Californie. Pour cela, nous avons sélectionné six romans récents qui ont pour cadre ce territoire qui inspira de nombreux auteurs américains ou européens... Pour cet ultime épisode, c'est un classique que nous vous proposons : L'or de Blaise Cendrars, un livre court où chaque mot compte. Soit l'histoire du premier homme moderne ruiné par la Californie : le général Suter. Attention, chef d'oeuvre.
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La Californie, c’est tout un roman [7/7] : L’or
L'or fera la fortune de certains et la ruine de Suter. © Pixabay.com

Connaissez-vous le destin du général Suter, le héros de ce court roman du grand Blaise Cendrars publié en 1925 ? Exilé suisse, venu s’installer en Californie. Passionné d’agriculture, il exploite un vaste domaine qu’il nomme La nouvelle Helvétie. Les rendements de la terre californienne font le reste et le voilà bientôt en passe de devenir l’homme le plus riche du monde. Une revanche pour cet homme arrivé sur le nouveau continent sans rien et qui rêve d'y constuire une sorte de cité idéale, un jardin d'Eden. 

 

De la fortune à la ruine

Mais la gloire étant s'acoquine toujours avec la chute et il n’en sera rien. Car une richesse bien plus importante va être découverte sur les terres de Suter : l’or. La cupidité, la folie captatrice des Hommes va pouvoir s’exercer à tel point qu’après avoir tout eu ou presque, il se retrouve dépossédé.

 

C’est cette histoire que narre ce bref roman écrit par un poète qui s’essayait pour la première fois à cette forme. Il raconte en peu de mots, mais avec une puissance évocatrice incroyable, l'ascension de ce protestant qui travaille dur la terre de Californie, sa déchéance et sa tentative désespérer pour récupérer la terre qu'il pense être la sienne. 

 

Le paradis n'est pas sur terre, même pas en Californie

Il reste un texte d’une puissance incomparable, où la force du destin emporte les rêves de l’homme le plus puissant. Où, déjà, il semble que la quête de l’hubris, la toute-puissance chez les Grecs anciens, est un facteur de destruction contre lequel l’homme découvre les limites de sa volonté.

 

Un dernier pour la route ? les confessions de Max Tivoli. Ce roman paru en 2004 aux éditions de l'Olivier, puis en poche dans la collection Points Seuil, est une variation sur le thème de Benjamin Button, la nouvelle de Fitzgerald adapté au cinéma avec Brad Pitt. Il raconte l’histoire d’un homme né en 1870 qui vit un grand amour, alors qu’il rajeunit à mesure que le temps passe. L'ensemble se passe dans les rues de San Francisco. Les pages décrivant le tremblement de terre sont inoubliables.

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