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La cession d’Euriware se précise

La vente d’une grande partie de la SSII du groupe Areva est confirmée. Trois candidats sont en lice pour la racheter. Le repreneur choisi sera connu à mi-septembre.
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La cession d’Euriware se précise
La cession d’Euriware se précise © D.R.

Fin d’une partie du suspense chez Euriware. La vente de cette filiale à 100% du groupe Areva dans l’ingénierie et les services informatiques est confirmée par son PDG Christian Petit lors du comité central d’entreprise tenu le 11 juillet 2013. Auparavant, elle était présentée comme l’une des options à l’étude pour relancer le développement de la société.

La direction est en discussion avec trois candidats à la reprise, dont les noms n’ont pas été dévoilés au CCE. Mais Luc Oursel, le patron d’Areva, avait précédemment précisé, que si l’option de vente était retenue, elle se ferait avec l’une des SSII françaises leaders. Pascal Evariste, délégué syndical central CGT, pense que les trois candidats sont Cap Gemini, Atos et Steria. Ils doivent déposer leurs offres de rachat d’ici le 31 août. Le repreneur devrait être retenu et son nom communiqué aux salariés à la mi-septembre. L’affaire devrait être bouclée en décembre 2013.

260 personnes restent chez Areva

Créée en 1990 par filialisation des activités d’intégration et services informatiques d’Areva, Euriware emploie 2100 personnes réparties sur 13 sites (11 en France, 1 aux Etats-Unis et 1 en Russie) et a réalisé un chiffre d’affaires de 288 millions d’euros et un bénéfice net de 2,7 millions d’euros en 2012. L’objectif était de développer cette activité en l’ouvrant à d’autres clients. Aujourd’hui, Areva reste encore le principal client avec près de 50% du chiffre d’affaires. La vente est justifiée par un développement d’activité moins rapide que le marché et une pyramide des âges supérieure de près de 2 ans à celles des autres SSII en France.

La direction a confirmé le projet de réintégrer au sein d’Areva les 260 personnes d’Euriware qui gèrent les fonctions de contrôle-commande pour le groupe nucléaire. Elle a promis d’exiger du repreneur des garanties sociales. Mais Pascal Evariste ne se fait guère d’illusion. Il craint la délocalisation dans des pays à faible coût de main-d’œuvre des activités d’assistance informatique (500 emplois sur les sites de l’Ouest) et d’infogérance pour les clients autres qu’Areva (800 personnes sur le site Chambéry).

Ridha Loukil

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

2 commentaires

chambery04
09/08/2013 00h17 - chambery04

Bravo Monsieur Montebourg, ministre du redressement productif. Vous créez et hurlez devant les médias quand une société étrangère décide de fermer un site en France mais vous n'avez aucun scrupule a laisser signer par vos amis ministre le décret d'autorisation de vente de Euriware donc le propriétaire n'est autre que le CEA donc l'état Francais... bravo pour votre courage politique, les électeurs que nous sommes s'en souviendront en mars 2014 et vous feront une publicité a la hauteur de votre couardise.

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Mation.in4
18/07/2013 23h58 - Mation.in4

Areva veut vendre sa filiale informatique Euriware à l'un des gros acteurs du marché: CAP, ATOS... Les repreneurs louchent sur le juteux contrat de l'informatique d'Areva et tous les salariés du groupe (~2000) sont en paniques, car une fois Euriware intégrée à un géant, les petits sites réparties sur le territoire vont être fermés et ils rejoindrons les légions de chômeurs. Le but d'Aréva est de faire baisser les coût de son informatique, mais le nucléaire peut-il se limiter à une informatique au rabais ou le helpdesk serait au Maroc et les administrateurs en Inde? Cela montre aussi que la politique d'Areva est piloté par l'argent et non par la sécurité ce qui est un comble pour une entreprise traitant du nucléaire. Si le gouvernement socialiste (actionnaire majoritaire) acceptait cela, se serait un signal fort de son échec. Des mouvement de grève ont éclatés dans toute la France depuis la mi-Juin et pourtant, aucun information n'est apparue dans les médias nationaux (censure?). Les actions: http://www.scoop.it/t/revue-de-presse-ew Pour les soutenir, la pétition : http://goo.gl/HWEIJ Le résumé: http://www.cgt-euriouere.org/

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