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La Cnil grecque inflige une amende de 20 millions d'euros à Clearview AI

Vu ailleurs L'autorité de protection des données grecque a condamné l'entreprise Clearview AI, spécialiste de la reconnaissance faciale, à une amende de 20 millions d'euros. Il lui a également été enjoint de supprimer les données personnelles des Grecs récoltées jusqu'ici. Une procédure similaire est en cours devant la Cnil en France.
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La Cnil grecque inflige une amende de 20 millions d'euros à Clearview AI
La Cnil grecque inflige une amende de 20 millions d'euros à Clearview AI © Geralt/Pixabay

Dans une situation déjà délicate, la start-up newyorkaise Clearview AI continue d'enchaîner les déconvenues. Après l'Italie, c'est l'autorité de protection des données grecque qui lui a infligé une amende record de 20 millions d'euros pour violation du Règlement général sur la protection des données (RGPD). C'est Next INpact qui a repéré cette condamnation. 

C'est Homo Digitalis, une association grecque spécialisée dans la protection des droits numériques, qui avait déposé une plainte devant la DPA grecque. Elle s'est félicitée de ce jugement le qualifiant de "signal fort contre les modèles commerciaux intrusifs des entreprises qui cherchent à gagner de l'argent grâce au traitement illégal des données personnelles". 
 

Retrouver des visages à partir de photos ou vidéo

L'entreprise Clearview AI a mis au point une sorte de moteur de recherche permettant d'identifier une personne via une photographie ou une vidéo, grâce à la reconnaissance faciale. Pour le développer, elle utilise les données présentes sur les réseaux sociaux et les réutilise sans le consentement des personnes concernées.

En pratique, il suffit de télécharger la photographie d'un visage à partir de laquelle le moteur de recherche va calculer l'empreinte numérique correspondante à celle-ci et effectuer une recherche des photographiques auxquelles sont liées des empreintes similaires. En février dernier, elle disait être en voie bonne pour atteindre "les 100 milliards" de photographies de visage dans sa base de données d'ici un an avec un but clairement affiché et assumé : pouvoir identifier "presque tout le monde". 

Elle se présente comme un fournisseur de technologies de reconnaissance faciale pour les organismes chargés de l'application des lois, comme les forces de l'ordre, leur permettant de retrouver facilement un suspect. Or, elle a été accusée d'avoir fourni cette technologie à des entreprises privées.

La Cnil grecque exige une suppression des données collectées

En plus de la sanction, la Cnil grecque demande à Clearview AI d'arrêter immédiatement d'aspirer les données personnelles des Grecs et de supprimer celles récoltées jusqu'ici. Une procédure similaire est toujours pendante devant la Cnil française qui l'avait mis en demeure en novembre 2021 de cesser la collecte et l'usage des photos et vidéos publiques aspirées sur Internet.

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