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La Cnil irlandaise épingle Google pour son traitement des données de géolocalisation

Une fois de plus, Google est accusé de manquer de transparence sur la gestion des données de géolocalisation de ses utilisateurs. La Data Protection Commission – l'équivalent de la Cnil en Irlande – a lancé une procédure suite à de nombreuses plaintes d'associations de consommateurs européennes. La firme de Mountain View promet d'ores et déjà de "coopérer pleinement" avec l'autorité.  
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La Cnil irlandaise épingle Google pour son traitement des données de géolocalisation
La Cnil irlandaise épingle Google pour son traitement des données de géolocalisation © Unsplash/Henry perks

La Data Protection Commission (DPC) a ouvert une enquête sur Google ce mardi 4 janvier 2020. La Cnil irlandaise va se pencher sur la gestion des données de géolocalisation par le géant technologique suite à de nombreuses plaintes d'associations de consommateurs européennes. Ces dernières soulèvent des problèmes concernant la légalité et la transparence du traitement de ces données.

 

Google promet de "coopérer pleinement"

Le siège social européen de Google étant en Irlande, c'est à la DPC de veiller au respect des obligations présentes dans le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Suite à l'annonce de cette procédure, la firme de Mountain View a indiqué qu'elle allait "coopérer pleinement" avec l'autorité irlandaise et assure travailler étroitement avec les régulateurs et les associations de consommateurs en Europe. Google explique également avoir procédé l'année dernière à "plusieurs changements afin d'améliorer le niveau de transparence et de contrôle des consommateurs sur les données de localisation".

 

Google a déjà été épinglé sur sa gestion des données de géolocalisation. En août 2018, une enquête de l'Associated Press révélait que le géant du web continuait de localiser ses utilisateurs même lorsqu'ils désactivaient l'option de conservation des données de géolocalisation dans leur compte utilisateur. Certaines applications comme Google Map ou Google Search continuaient d'enregistrer automatiquement ces données sans les en informer. Cette découverte avait été confirmée par des chercheurs en informatique de l'université de Princeton (New Jersey).

 

Facebook traque aussi ses utilisateurs

Mais la firme de Mountain View n'est pas le seul géant technologique à conserver les informations de géolocalisation de ses utilisateurs. En décembre 2018, Facebook a annoncé publiquement dans une lettre qu'il collecte ces données pour des raisons de sécurité ou de ciblage publicitaire. Quand le service est désactivé, le réseau social admet utiliser les adresses IP des internautes ou les indications présentes sur les photos postées. Suite à ces aveux, des élus américains exhortaient le Congrès d'abolir ces comportements.

 

Plus globalement, les données de géolocalisation font désormais partie d'un business. Fin décembre 2019, les journalistes du Times révélaient l'existence d'un fichier contenant 50 milliards d'informations de localisation de 12 millions d'Américains. Ce document n'appartient pas à un géant technologique mais à des sociétés spécialisées dans le "smartphone tracking". Plus récemment, le 31 janvier 2020, la Commission fédérale des communications américaine annonçait que des opérateurs télécoms avaient enfreint la loi sur la protection de la vie privée en vendant les données de localisation.

 

Malgré la multiplication de ces cas, pour l'instant très peu de sanctions ont été prononcées pour punir ces comportements qui semblent pourtant problématiques en matière de vie privée.

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