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La Commission européenne ne veut plus interdire la reconnaissance faciale dans les lieux publics

Vu ailleurs Le temps de trouver des garde-fous, la Commission européenne envisageait d'interdire la reconnaissance faciale dans les lieux publics sur une période allant de trois à cinq ans. L'exécutif a finalement abandonné ce projet alors que la police londonienne vient d'annoncer la mise en place d'un système de reconnaissance faciale en temps réel.
mis à jour le 30 janvier 2020 à 16H05
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La Commission européenne ne veut plus interdire la reconnaissance faciale dans les lieux publics
La Commission européenne ne veut plus interdire la reconnaissance faciale dans les lieux publics © Unsplash/Sara Kurfeß

Mise à jour (30/01/2020) : D'après Reuters, la Commission européenne a abandonné son idée d'interdire la reconnaissance dans les lieux publics pendant une durée allant de trois à cinq ans. Cette décision intervient alors que la police londonienne vient d'annoncer le déploiement de cette technologie dans les rues de la ville. 

 

Article original : Alors que le gouvernement français veut tester cette technologie sur les images de vidéosurveillance, la Commission européenne réfléchit à instaurer une interdiction temporaire de la reconnaissance faciale dans les lieux publics. L'exécutif européen a publié un livre blanc de 18 pages dont les grandes lignes ont été révélées par Reuters dans un article publié le 16 janvier 2020. Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence et aux services numériques, devrait officiellement présenter ses propositions le mois prochain.

 

Evaluer les impacts de la reconnaissance faciale

Pour l'instant, la Commission imagine une interdiction d'une durée allant de trois à cinq ans, le temps de mettre en place "une méthodologie solide" pour évaluer les impacts de cette technologie. L'autorité européenne envisage également d'instaurer de nouveaux droits afin de renforcer la protection de la vie privée des Européens face à l'intrusion que peut représenter la reconnaissance faciale. Et de l'autre côté, la Commission compte imposer aux industriels spécialisés dans l'intelligence artificielle de nouvelles obligations dont le respect devra être contrôlé par une autorité ad hoc présente dans chaque État membre.

 

Consciente qu'une interdiction totale peut être problématique, la Commission est prête à tolérer quelques exceptions dans le domaine de la sécurité ou de la recherche. Sans plus de précision, difficile de savoir ce que l'autorité entend par "sécurité" et quels acteurs publics et/ou privés seront autorisés à outrepasser l'interdiction. 

 

Les Etats-Unis prônent un cadre souple

Les Etats-Unis ont emboîté le pas à l'Union européenne en proposant, début janvier 2020, des lignes directrices sur l'utilisation de l'intelligence artificielle. Le maître-mot : la souplesse. En effet, l'administration Trump craint qu'un cadre trop restrictif limite les industriels et freine l'innovation. Une position bien différente de celle de l'exécutif européen qui est prêt à interdire préventivement la reconnaissance faciale pour trouver des garde-fous et éviter tout débordement.

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