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"La convergence entre la sécurité physique et la cyber-sécurité est de plus en plus forte", selon Guy Miasnik, PDG d'AtHoc, racheté par BlackBerry

Lors du BlackBerry Security Summit à New York le 23 juillet dernier, le PDG de BlackBerry a dessiné une nouvelle stratégie pour l'ex-leader des smartphones, misant sur la sécurité et le software. Le rachat de la start-up californienne AtHoc le 22 juillet, spécialisée dans la communication de crise, est la nouvelle pierre à l'édifice. L'Usine Digitale a discuté de cette nouvelle acquisition avec le PDG d'AtHoc Guy Miasnik et le vice-président de la stratégie chez BlackBerry, Jeff Holleran.
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La convergence entre la sécurité physique et la cyber-sécurité est de plus en plus forte, selon Guy Miasnik, PDG d'AtHoc, racheté par BlackBerry
"La convergence entre la sécurité physique et la cyber-sécurité est de plus en plus forte", selon Guy Miasnik, PDG d'AtHoc, racheté par BlackBerry © BlackBerry

L'Usine Digitale : Quels sont les principaux défis à relever dans le secteur de la sécurité mobile, particulièrement pour des clients professionnels et des agences gouvernementales?

Guy Miasnik, PDG d'AtHoc : Le premier défi consiste à permettre une communication interne à l'organisation en cas de crise. Il faut des procédures pré-définies et rapides à mettre en place. Le deuxième exemple d'application de notre solution, concerne la coopération locale entre organisations. En cas d'incident sur une base militaire ou dans un aéroport, il faut pouvoir collaborer avec tous les acteurs locaux, comme les pompiers, les hôpitaux, etc.

Troisièmement, en cas de crise il faut pouvoir communiquer entre agences au plus haut niveau. Au-delà de la coopération locale, si les QG du FBI et de l'agence américaine de sécurité dans les transports ont besoin de se parler, il faut que ce soit possible de façon ultra sécurisée.

 

Le plus grand défi d'un point de vue technologique concerne la sécurité des données. Ainsi, autour des données, il faut s'assurer que l'information va être transmise. Il est nécessaire de mettre en place un moyen de communication en dehors du réseau de l'organisation en cas de cyber-attaque ou de panne de courant.

Le deuxième défi technologique concerne la sécurité autour de l'identité, et la gestion des données. Il faut pouvoir garantir que c'est la bonne personne qui envoie l'information en cas d'attaque. Nous intégrons par exemple directement les processus d'authentification de nos clients et les codes d'accès du personnel militaire (CAC) dans notre solution.

 

Enfin, il faut garantir la sécurité des données privées. Dans les exemples que j'ai évoqués, il y a beaucoup de communication personnelle en jeu, donc des Informations Personnelles Privées (PPI). Nous avons développé une architecture hybride pour les organisations avec lesquelles on travaille, qui leur permet de déployer la partie technologique qui sécurise ces données sensibles derrière leur propre firewall. C'est particulièrement intéressant pour l'Europe et la France, qui veulent avoir la possibilité de stocker leurs données au sein de leurs propres réseaux et de leurs pays sans avoir besoin d'en sortir.

 

En quoi l'acquisition d'AtHoc correspond-elle à la stratégie globale de BlackBerry, et comment le produit bénéficie-t-il de ce rachat?

 

Jeff Holleran, vice-président de la stratégie chez BlackBerry: AtHoc apporte des fonctionnalités organisationnelles aux individus, aux processus, etc. Par exemple, la possibilité d'organiser automatiquement des rendez-vous avec BBM Meetings, ou bien l'envoi sécurisé de données au sein d'une même organisation. AtHoc complète le puzzle compte tenu de nos acquisitions récentes, comme Watchdox, qui propose un système sécurisé d'échanges de fichiers. Nous développons une suite très puissante de solutions sécurisant les communications. Il ne s'agit plus de communiquer seulement par SMS en cas de crise, mais aussi vocalement et en partageant des documents, donc il  y a une synergie naturelle entre toutes ces acquisitions.

 

Concernant AtHoc, nous voyons beaucoup d'opportunités possibles pour développer BlackBerry Messenger. Avant d'annoncer des fonctionnalités précises, nous devons passer par les processus de régulation nécessaires à la conclusion de l'acquisition.

 

Guy Miasnik, PDG d'AtHoc : AtHoc peut désormais bénéficier de l'expérience de messagerie de BlackBerry. En cas d'incident, si des centres d'opérations doivent communiquer entre eux, par exemple la police et un aéroport, on pourra faire bien plus qu'envoyer un message ou montrer une carte. Il y a un vrai besoin de collaboration en temps réel et c'est là que BBM peut nous aider, afin de permettre une discussion via le chat ou via BBM Meetings.

 

Quelle place pour les objets connectés dans le futur d'AtHoc?

 

Guy Miasnik, PDG d'AtHoc : L'internet des objets est très important dans notre domaine.  Nous travaillons déjà avec Honeywell et ses capteurs à incendie ainsi qu'avec les radios Motorola, pour envoyer des alertes en cas de crise. Nous multiplions les points d'entrées en dehors du téléphone. En cas d'incident, Honeywell peut activer les capteurs et la méthode de communication appropriée via différents appareils. Dans le futur nous voulons travailler plus encore avec les capteurs, pour détecter des cyber-attaques par exemple. La convergence entre la sécurité physique et la cyber-sécurité est de plus en plus forte. Désormais, dans les entreprises et les organisations on voit le poste de Chef de la Sécurité prendre une plus grande importance. Il faut pouvoir donner des instructions à tous, informer la direction, et avoir les outils pour le faire. Aujourd'hui, vous pouvez avoir besoin de donner des informations à partir de périphériques physiques, mais aussi virtuels.


 

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