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La dénomination du système "Autopilot" de Tesla suscite toujours la polémique

Vu ailleurs Un sénateur américain critique la communication autour du système d'aide à la conduite de Tesla, baptisé "Autopilot", et évoque un manque de mesures de sécurité afin de s'assurer que les conducteurs soient vigilants. Tesla se défend et assure que les utilisateurs ne respectant pas les règles de sécurité routière en vigueur sont une minorité.
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La dénomination du système Autopilot de Tesla suscite toujours la polémique
La dénomination du système "Autopilot" de Tesla suscite toujours la polémique © Tesla

Ce n'est pas la première fois que le nom "Autopilot", utilisé par Tesla pour son système d'aide à la conduite, est critiqué. Cette fois-ci, c'est un sénateur américain, Edward Markey, qui sonne la charge. Le sénateur a demandé à l'entreprise de renommer son système, affirmant qu'il porte "un nom intrinsèquement trompeur", selon Reuters.

 

Un marketing qui induit en erreur

Le sénateur pense que certains dangers liés à Autopilot peuvent être surmontés avec un simple changement de nom et de marketing autour de cette fonctionnalité, ainsi que par l'implémentation de systèmes de sécurité permettant de s'assurer que le conducteur ne s'endort pas.

 

Des critiques avaient été émises en internes dès 2016 sur la communication faite par Tesla et son charismatique patron Elon Musk autour d'Autopilot. Edward Markey évoque aussi des vidéos sur lesquelles les conducteurs sont assoupis ou expliquent comment tromper les garde-fous mis en place par Tesla en accrochant tout simplement une bouteille ou une banane sur le volant.

 

Tesla se défend

Le constructeur automobile s'est défendu en affirmant que ces vidéos ne concernent qu'un très faible pourcentage de clients. Tesla assure aussi avoir amélioré les fonctions de sécurité et les systèmes contrôlant la vigilance du conducteur. Par exemple, un système d'alerte à l'approche des feux de signalisation et des panneaux stop a été ajouté l'année dernière.

 

Tesla ajoute que les pressions de la main d'un conducteur assoupi ou celle d'une personne alcoolisée ne peuvent pas tromper son système de contrôle, et que les objets présentés comme pouvant tromper Autopilot ne peuvent pas le faire sur une longue période. Le système fini par se désactiver.

 

Des enquêtes de la NHTSA

Depuis 2016, le mode Autopilot de Tesla a été activé durant au moins trois accidents mortels survenus aux Etats-Unis, rappelle Reuters. Les accidents impliquant le système ont soulevé des questions quant à sa capacité à détecter des objets immobiles. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l'autorité américaine en charge de la sécurité routière, a lancé des enquêtes sur 14 accidents impliquant des véhicules équipés de systèmes d'aide à la conduite, toutes marques confondues. La NHTSA enquête par exemple sur un accident mortel survenu fin décembre à Gardena en Californie. Une Tesla Model S serait sortie de l'autoroute 91 et aurait grillé un feu rouge avant de percuter un véhicule Honda, tuant ses deux occupants.

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