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La division R&D de Google utilise l'impression 3D pour prototyper sa technologie de textile connecté Jacquard

Pour son projet Jacquard, le laboratoire ATAP de Google utilise les imprimantes 3D PolyJet de Stratasys pour prototyper les boitiers servant à connecter un tissu avec un smartphone, déjà utilisés dans des vestes Levi's, des sacs à dos et des semelles de chaussures de sport. L'objectif est de pouvoir créer des objets texturisés et en couleurs en quelques heures seulement, contre plusieurs semaines d'habitude.
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La division R&D de Google utilise l'impression 3D pour prototyper sa technologie de textile connecté Jacquard
La division R&D de Google utilise l'impression 3D pour prototyper sa technologie de textile connecté Jacquard © Stratasys

Le groupe ATAP de Google, la division R&D récupérée de Motorola et créée par l'ancienne directrice de la DARPA Regina Dugan, utilise la fabrication additive pour prototyper les objets liés à son projet Jacquard.

Connecter n'importe quel tissu
Né en 2015, Jacquard by Google vise à développer des textiles connectés grâce à une technologique qui permet de connecter n'importe quel objet en tissu – sac, chaussures, veste… – à un smartphone via Bluetooth. Cette connexion passe par un "tag", un petit boitier connecté, qui permet de déclencher un certain nombre d'actions sur le smartphone à l'aide de gestes, comme décrocher un appel téléphonique ou lancer de la musique.

Cette technologie équipe deux vestes en jean de la marque Levi’s, dont le dernier modèle a été annoncé en octobre 2019, un sac Yves Saint Laurent, des semelles Adidas et un sac à dos Samsonite révélé en octobre 2020. 

Innover rapidement grâce à l'impression 3D
Bien qu'aucun de ces objets n'ait connu de succès commercial jusqu'ici, Google veut continuer d'expérimenter grâce la technologie PolyJet du géant de l'impression 3D Stratasys. Cette méthode, dite par "jet de matière" (material jetting), permet d'obtenir des objets combinant plusieurs matières et couleurs. Ce processus d'impression consiste à déposer des petites gouttes de photopolymères liquides sur un plateau d’impression. Immédiatement après la déposition, une lumière UV solidifie le matériau.

En règle générale, il faut des semaines pour obtenir un prototype multi-matériaux. Avec la technologie PolyJet, l'équipe ATAP peut imprimer des modèles en quelques heures seulement, note le communiqué. Ce processus a été simplifié par la prise en charge récente du logiciel de rendu KeyShot 10 et du format 3MF par les imprimantes PolyJet de Stratasys. En effet, en enregistrant les croquis au format 3MF, le logiciel produit des fichiers prêts à être imprimés avec des couleurs précises et une fonctionnalité pour simuler des textures en trois dimensions. La division ATAP était un des bêta-testeurs de cette intégration.

Une imprimante pour prototyper des dispositifs médicaux
Google utilise également l'imprimante 3D Digital Anatomy de Stratasys, conçue spécialement pour le prototypage de dispositifs médicaux. Le Jacobs Institute de New York l’utilise par exemple pour créer des composants vasculaires essentiels destinés à des tests. "La reproduction fidèle des matériaux du corps humain ouvre de toutes nouvelles voies d'exploration", explique Bryan Allen, directeur du programme technique et responsable du laboratoire ATAP. Il n'indique cependant pas quel projet bénéficie de cette technologie. "Nous mettons en place les capacités qui nous permettrons de prévoir ce qui est possible", précise-t-il simplement.

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