Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

La DRH de Klaxoon explique pourquoi l'entreprise a ouvert un plan d'actionnariat pour les salariés

Entretien Le confinement et le télétravail ont été favorables à la scale-up Klaxoon. Comment réagit une entreprise dans ce contexte en matière de politique de rémunération ? La DRH Virginie Lucuron a répondu à nos questions et explique pourquoi l'entreprise a décidé de mettre en place un plan d'actionnariat pour les salariés. 
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

La DRH de Klaxoon explique pourquoi l'entreprise a ouvert un plan d'actionnariat pour les salariés
Dans les bureaux du campus de Klaxoon à Rennes © Klaxoon

L'Usine Digitale : Comment allez-vous aborder les négociations salariales en 2021 chez Klaxoon ?
Virginie Lucuron
 : Chez Klaxoon, il n'y a pas de négociations annuelles obligatoires et pour 2021 nous n'avons encore rien fixé. Nous restons à l'écoute de l’évolution de la situation économique et nous déciderons en fonction. A l'heure où nous nous parlons, nous prévoyons de continuer à recruter en 2021.

Mais nous devons rester très attentifs à l'évolution du marché. Nous observerons de près comment nous bouclerons l'année. Traditionnellement, le dernier trimestre est très important pour nous. La visibilité est très faible, il est difficile d'anticiper.

Quels sont les principes de votre politique salariale ? Quels objectifs RH lui fixez-vous ?
La question des salaires est traitée équipe par équipe. Chaque manager décide en fonction de la performance individuelle et des évolutions du marché du travail. Nous sommes une entreprise de la tech et nous devons être en cohérence avec le marché. Nous recrutons beaucoup et nous devons à la fois suivre ces évolutions et avoir une cohérence interne des salaires.

C'est important en termes d'équité au sein des équipes, mais aussi de fidélisation des talents. La politique salariale est un outil pour attirer les talents mais aussi pour entretenir l'adhésion des équipes en place. C'est un équilibre délicat à construire et à maintenir. Dans un tel contexte, nous ne pratiquons pas les augmentations générales, qui ne seraient pas très pertinentes par rapport aux objectifs que je viens de rappeler.

Comment assurez-vous la cohérence de l'ensemble ?
Comme je vous l'ai dit, on travaille équipe par équipe, en fonction de la situation. Ensuite mon métier de RH est d'assurer la cohérence de l'ensemble, de veiller que les différences au sein d'une équipe reflètent bien les écarts de performance. Enfin, je veille à ce qu'un chef d'équipe ne pratique pas le saupoudrage : donner un petit peu à tout le monde pour ne pas avoir à choisir.

Quelle a été votre politique salariale en 2020, sachant que Klaxoon fait partie des entreprises dont l'activité a plutôt été boostée par le confinement ?
2020 a été plutôt une bonne année pour nous, mais nous restons attentifs et prudents face à ce qui se passe, à l'évolution de la conjoncture. Cette année, nous avons fait attention, plus attention que d'habitude, à la maîtrise de la masse salariale. Pour le dire simplement, nous avons pratiqué moins d'augmentations cette année, mais nous avons développé de nouveaux outils.

Lesquels ?
Nous avons ouvert un plan d'actionnariat pour les salariés, qui correspond à 1 % du capital, sous forme de bons de souscriptions de parts de créateur d'entreprise (BSPCE). Ainsi, nous avons associé les 100 premiers salariés de Klaxoon qui en compte aujourd'hui 250. Cela ne veut pas dire que par principe, les autres salariés ne pourront jamais souscrire, mais nous avons mis une condition qui fait que les 100 premiers ont pu souscrire. Notre CEO a dit clairement son souhait de renouveler l’opération dans le futur.

Comment intègre-t-on une telle opération dans une politique salariale ?
Pour le salarié, c’est l’opportunité de récolter les fruits du bon développement de l’entreprise sans investissement financier au départ. Cela participe de la volonté de Klaxoon d'associer véritablement et durablement les collaborateurs à la réussite de l'entreprise. Ce sont des outils plus puissants que la participation ou l'intéressement, la première étant très mal adaptée aux start-ups et aux scale-ups. Nous avions eu dans le passé un accord d'intéressement, mais il nous a semblé plus pertinent d'aller vers l'ouverture du capital aux salariés.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media