La Drôme va tester la première navette autonome en milieu rural

A partir du 7 septembre, et pour la première fois en France, une navette autonome va circuler en zone rurale. Baptisée Beti et équipée par Navya, elle se déplacera en circulation réelle sur un trajet d’environ 5 km, sans chauffeur mais avec un opérateur de sécurité.

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La Drôme va tester la première navette autonome en milieu rural

A partir du lundi 7 septembre 2020, une navette autonome va circuler entre la gare SNCF de Crest et l’Ecosite du Val de Drôme à Eurre, dans la Drôme. Cette expérimentation est une première en France car ce service de mobilité autonome est testé en zone rurale sur une route ouverte à la circulation. C’est l’entreprise lyonnaise Navya qui fournit le système de conduite autonome, tandis que la société de transport drômoise Bertolami opère la navette.

Cette navette électrique sans chauffeur, baptisée Beti, se déplacera en circulation réelle sur un trajet d’environ 5 km. Elle desservira, outre les deux terminus, sept arrêts intermédiaires de proximité et pourra transporter dix passagers assis. Un opérateur sera systématiquement présent à bord "pour veiller au bon fonctionnement du service et guider les usagers pendant le voyage".

Une expérimentation de 5 mois
La navette a vocation à transporter les salariés qui se rendent de la gare SNCF à l’Ecosite d’Eurre, mais également les habitants de ce territoire. "Des arrêts intermédiaires desserviront des équipements publics, des commerces, des zones d’activités...", liste Hervé Mariton, Maire de Crest. Eurovia (Vinci) est partenaire de ce projet porté par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Département de la Drôme, la Communauté de Communes du Val de Drôme en Biovallée et la Ville de Crest.

L’expérimentation court jusqu’à fin janvier 2021. "Cette phase expérimentale sera l’occasion de relever de nombreux défis alternant zones urbaines et rurales, explique le communiqué. La plupart des expérimentations de véhicules autonomes sont localisées en ville, en site propre ou dans un environnement largement balisé".

La signalisation pour pallier l'absence d'immeubles
Ces cinq mois permettront de réaliser un test grandeur nature en zone rurale. Un type de territoire très différent d’une zone urbaine, dotée de nombreux points fixes – comme les immeubles – qui "facilitent le repérage et la circulation de la navette", analysent les initiateurs du projet. Pour pallier l’absence de ces repères, la navette va naviguer grâce à l’infrastructure, et plus précisément les éléments de signalisation routière. Un dispositif qui a nécessité en amont un nouveau marquage routier et l’implantation de nouveaux panneaux verticaux.

"L’autre grand défi du projet tient dans l’expérience client du véhicule autonome en milieu rural, poursuit le communiqué. Il s’agira notamment de tester l’acceptabilité du véhicule sans conducteur par ses utilisateurs et les autres usagers de la route." Au-delà de la période d’expérimentation, l’ambition des parties prenantes est de créer "un véritable réseau de mobilité autonome fiable, économique et pérenne".

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