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La e-santé, un sujet pour tous les industriels... même ceux de l'auto

Pour sa 9e édition, l’Université d’été de la e-santé, qui s’est tenue les 1, 2 et 3 juillet à Castres a conjugué pendant trois jours le numérique et la santé, en empruntant des pistes parfois inattendues.
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La e-santé, un sujet pour tous les industriels... même ceux de l'auto
La e-santé, un sujet pour tous les industriels... même ceux de l'auto © Laurent Frézouls - Technopôle de Castres Mazanet

La e-santé ne se résume plus au dossier médical partagé et à quelques objets connectés de maintien à domicile ou de suivi d’activité. Le numérique change jusqu’au développement de thérapie. C’est du moins ce qui ressort de la neuvième Université de la e-santé, qui s’est déroulée les 1, 2 et 3 juillet à Castres (Tarn), sur le campus de l’école d’ingénieurs Isis (Informatique et Systèmes d’Information pour la Santé). Les organisateurs — en l’occurrence la Technopole de Castres-Mazamet – avaient d’ailleurs choisi "les innovations au service du patient, et un patient contributeur d’innovations", comme thématique. L’idée étant de positionner l’événement comme un véritable laboratoire d’idées, favorisant les échanges entre chercheurs, industriels, ingénieurs, startupers, médecins, mais aussi juristes, financeurs, représentants des pouvoirs publics et représentants des associations de patients.

Plus de 600 participants se sont inscrits aux ateliers et tables rondes, sur des thèmes aussi variés que les enjeux juridiques des objets connectés, les opportunités de financements de l’innovation, les risques technologiques ou environnementaux, les enjeux de l’acceptabilité ou les premières applications big data, tout cela bien entendu dans la e-santé.

 

L’e-santé pour se diversifier

 

À noter notamment une table ronde originale intitulée "e-santé : ces industriels qu’on n’attendait pas". Et parmi les intervenants : Sylvain Allano, directeur scientifique et technologies futures chez PSA Peugeot Citroën. Pourquoi est-il là ? "Dans la préparation de notre véhicule du futur, nous avons introduit une dimension santé et bien-être du conducteur et des passagers", explique Sylvain Allano. Le constructeur automobile s’intéresse en effet à la qualité de l’air dans l’habitacle, à la vigilance du conducteur et aux nouveaux services que permet la technologie : "Pourquoi ne pas profiter du temps de trajet pour faire du monitoring, surveiller sa tension et transmettre directement les données à son médecin traitant ? Nous travaillons sur un mode très ouvert, au sein d’une nouvelle business unit services connectés", précise Sylvain Allano.

 

Passer du produit au service

 

Présent également, Jean-Sébastien Moinier, directeur du développement chez Tarkett. Il était lui venu témoigner du nouvel axe de développement pris par ce groupe international (plus d 12 000 salariés dans le monde), spécialisé dans les revêtements de sols. Tarkett propose depuis peu sur le marché une nouvelle génération de revêtements de sol connectés. Grâce à l’installation de capteurs piézoélectriques sous le revêtement de sol, chaque pression dynamique se transforme en un signal électrique transmis à une carte électronique. Un algorithme permet de traduire ses signaux en information qualitative : détection de chute, surveillance d’entrée et sortie, prise en compte de changements comportementaux… "Nous ne sommes pas un acteur de la santé, mais nous offrons une solution pour des espaces de vie adaptés à certains patients", précise Jean-Sébastien Moinier. Car Tarkett partage avec PSA le même constat : "On passe d’une économie de produits à une économie de services", souligne Sylvain Allano.

 

Premier Hackathon PIERRE FABRE 

 

Autre moment fort de cette Université d’été, l’organisation d’un "hacking health design worshop", sur le thème de l’arthrose, organisé par le groupe pharmaceutique tarnais Pierre Fabre. Réalisé en partenariat avec l’association Hacking Health, spécialisée dans la conduite de ce type de hackathon, cet atelier avec une dimension particulière : la prise en compte à la fois des praticiens et des patients. Pour le groupe pharmaceutique, il s’agissait d’une grande première. "Nous sommes confrontés à un besoin crucial d’accélération de l’innovation", précise Christophe Guillot, Digital Solutions Partner chez Pierre Fabre. Le groupe va apporter de l’accompagnement à trois projets lauréats de ce premier "hack the health" : PodoUp (une semelle connectée avec capteurs de pression intégrés, pour suivre l’évolution de certaines boiteries), StepUp (une gamme de jeux adaptés à la rééducation) et PharmTalk, une borne en arcade utilisant la technologie Kinect de Microsoft, à installer en pharmacie, pour proposer du pré-diagnostic et des conseils de prise en charge.

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