Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

La filiale Wing d'Alphabet s'oppose à la réforme américaine sur les drones, invoquant le respect de la vie privée

Vu ailleurs Wing critique la dernière loi américaine imposant la mise en place de plaques d'immatriculation électroniques pour les drones et la transmission de leurs informations de localisation à l'aide d'une communication par radiofréquence. La filiale d'Alphabet, qui développe des drones de livraison, assure que cela soulève des problèmes relatifs à la vie privée et préfère la transmission d'informations via internet.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

La filiale Wing d'Alphabet s'oppose à la réforme américaine sur les drones, invoquant le respect de la vie privée
La filiale Wing d'Alphabet s'oppose à la réforme américaine sur les drones, invoquant le respect de la vie privée © Wing

Wing, la filiale d'Alphabet qui planche sur le développement de drones pour la livraison, est sceptique sur la dernière réglementation adoptée par les autorités américaines à propos de la circulation des drones. L'entreprise a publié un billet de blog le 28 décembre évoquant des conséquences inattendues pour les américains pouvant découler de cette réglementation.

Une identification à distance via radiofréquence
La Federal Aviation Administration (FAA) a adopté une nouvelle modification de la réglementation sur les drones aux Etats-Unis les autorisant à voler de nuit au-dessus de la population. La FAA rend aussi obligatoire les plaques d'immatriculation électroniques ou "remote ID" pour tous les drones. Les fabricants et opérateurs de drones ayant plus d'un an pour se mettre en conformité avec cette obligation.

Cette technologie d'identification à distance oblige aussi l'ensemble des drones situés dans l'espace aérien américain à transmettre leur localisation, ainsi que celle de leur pilote. La trabsmission des informations doit être réalisée grâce aux radiofréquences et non par un réseau internet, comme initialement envisagé par la FAA, précise The Verge. Cette décision de la FAA doit permettre de répondre aux enjeux de sûreté, de sécurité nationale et renforcer l'application de la loi concernant l'intégration des drones dans l'espace aérien.

Wing préfère une connexion via internet
Wing critique cette localisation par radiofréquence, lui préférant une transmission de l'identification par internet. La filiale d'Alphabet assure que cette décision peut avoir des conséquences en matière de vie privée : "un observateur qui suit un drone peut déduire des informations sensibles sur des utilisateurs spécifiques, y compris où les drones se rendent, le temps passé sur place, et où et quand les clients reçoivent les colis". "Les américains n'accepteraient pas ce type de surveillance pour leurs livraisons ou leurs déplacements en taxi sur la route, affirme aussi Wing. Ils ne devraient pas l'accepter dans le ciel."

Wing assure que la transmission des données de localisation via internet permet d'identifier un drone lorsqu'il survole une zone sans forcément partager tout son plan de vol ou son historique. Ces informations sensibles sont réservées aux forces de l'ordre uniquement si leur demande est justifiée.

La FAA a rejeté l'utilisation de cette technologie pour plusieurs raisons, rappelle The Verge : le coût pour ajouter un modem cellulaire sur un drone, le coût du forfait mensuel pour les données cellulaires uniquement destinées à identifier un drone, le manque de couverture cellulaire fiable sur l'ensemble du territoire, le coût pour payer un intermédiaire devant suivre et stocker ces données, la possibilité de vol de ces données.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media