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Malgré le Brexit, la fintech britannique attire encore les investisseurs

Étude Selon Innovate Finance, les start-up britannique de la fintech ont attiré l’an dernier 3,3 milliards de dollars d’investissements, soit une hausse de 18 % sur une année.  
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Malgré le Brexit, la fintech britannique attire encore les investisseurs
Malgré le Brexit, la fintech britannique attire encore les investisseurs © Flickr - CafeCredit

A quelques semaines de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, la complexité de la situation politique britannique n’affecte pas le dynamisme du secteur de la fintech britannique. Bien au contraire. Selon une étude publiée par Innovate Finance, une association de défense des intérêts de la fintech londonienne, les start-ups de la finance ont continué à attirer l’an dernier les investissements : au total, 3,3 milliards de dollars ont été injectés dans ces pépites, soit une progression de 18 % sur une année.

 

Les fintech britanniques, en tête du classement européen

Dans le détail, les sociétés de capital risque ont investi l’an dernier 1,7 milliard de dollars dans 261 transactions, soit moins qu’en 2017 qui enregistrait 1,8 milliard de dollars au travers de 298 transactions. En revanche, l’investissement privé spécialisé dans la croissance des entreprises a bondi de 57 % à 1,6 milliard de dollars. Toutes origines confondues, ces montants d’investissements permettent au Royaume-Uni de conserver son leadership européen, devant l’Allemagne (716 millions de dollars investis), la Suisse ( 328 millions de dollars) et la France, à la quatrième place avec 276 millions de dollars.


Dans un contexte d’affaiblissement des investissements outre-Manche, la fintech londonienne est parvenue à séduire les investisseurs étrangers qui recouvrent 50 % de l’ensemble des capitaux investis. Dans cette équation, l’Amérique du Nord (25 %) et l’Europe (18 %) se taillent la part du lion.


En nombre de transactions, le Royaume-Uni reste à la première place, secondée loin derrière par la France (49 transactions), l’Allemagne (48), puis la Suisse ( 40) et l’Espagne (18). La néobanque Revolut, avec 250 millions de dollars, a fait partie des principales bénéficiaires, suivie par la challenger bank Monzo (111 millions de dollars) et la plateforme d’investissement Etoro (100 millions de dollars).

 

La Chine, leader au niveau mondial

Ces levées de fonds restent cependant très en retrait par rapport aux montants exceptionnels levés par les fintechs chinoises : Ant Financial a levé l’an dernier 14 milliards de dollars, un véritable record en matière de capital investissement, lequel représente 38 % de l’ensemble des investissements du capital risque dans des fintechs en 2018.  JD Digits a également levé 1,9 milliard de dollars. Sans surprise, la Chine se place au premier rang mondial des pays ayant levé le plus de fonds (18,9 milliards de dollars investis) suivi par les Etats-Unis (10,5 milliards de dollars) et, en troisième position, le Royaume-Uni.


Le rapport met cependant un bémol au succès de la fintech britannique : seulement 6% de l’ensemble des transactions touchent une entreprise dont la dirigeante est une femme, ce qui représente seulement 3% de l’ensemble des capitaux investis en 2018. "Ces résultats mettent l’accent sur l’importance capitale de garantir une diversité plus importante et un accès plus juste à l’investissement", conclut le rapport.

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