La fintech DreamQuark rend accessible l'intelligence artificielle au sein des banques

La start-up DreamQuark vient d'être élue fintech de l'année. Sa plate-forme d'intelligence artificielle est utilisée par une dizaine de clients majeurs de la banque et de l'assurance. Parmi eux, BNP Paribas et AG2R La Mondiale.

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La fintech DreamQuark rend accessible l'intelligence artificielle au sein des banques

Faciliter l'utilisation des technologies d'intelligence artificielle au sein des banques et des assurances. C'est la promesse de la start-up DreamQuark, élue ce vendredi 8 décembre 2017 Fintech de l'année à l'occasion de la conférence Fin&Tech Community, organisée par le pôle de compétitivité Finance Innovation.

Un outil pour les "non data scientists"

Fondée par Nicolas Meric en 2014, la jeune pousse a mis au point une plate-forme baptisée Brain pour le développement d'une batterie d'applications autour de la segmentation client, de l'octroi de crédit, de l'anti-blanchiment, de la fraude ou encore de la rétention client.

Brain s'adresse non pas aux data scientists mais aux collaborateurs confrontés à des problématiques métier qui n'ont pas de compétences particulières en traitement de données et en algorithmie. Une fois connectée aux données sélectionnées, la plate-forme les formate, les transforme, identifie les scénarios et génère des modèles. "Nous sommes capables d'identifier les variables non pertinentes et de les éliminer pour arriver au modèle le plus pertinent d'un point de vue métier", explique Nicolas Meric.

Sortir de la boîte noire

La plate-forme repose sur des technologies d'apprentissage profond (Deep Learning). "Nous avons développé des règles maison pour faciliter l'entraînement des algorithmes. Tout ce qui est technique et exige des compétences élevées en machine learning et en intelligence artificielle a été automatisé au sein de notre logiciel", détaille l'entrepreneur, initialement spécialisé dans la physique des particules.

DreamQuark se distingue également par sa capacité à rendre intelligible la technologie. "On est passé d'une approche boîte noire de l'intelligence artificielle à une approche où l'utilisateur métier comprend les principes qui conduisent l'algorithme à déterminer que tel ou tel client est sur le point de partir", expose Nicolas Meric. "Par exemple, pour les cas de fraude, les équipes reçoivent en temps normal des alertes à traiter. Avec notre solution, non seulement elles recoivent moins d'alertes non pertinentes, mais pour chaque alerte pertinente, elles ont une explication qui leur permet de demander des justificatifs supplémentaires, de poursuivre leur investigation", poursuit-il.

Plusieurs millions d'euros de ROI promis

DreamQuark travaille aujourd'hui avec une dizaine de clients majeurs de la banque et de l'assurance, dont BNP Paribas et AG2R La Mondiale. BNP Paribas utilise notamment la plate-forme Brain pour la lutte contre la fraude. Outre les gains de temps, la start-up assure que sa technologie offre des retours sur investissement de plusieurs millions d'euros, en évitant notamment tout un coûteux travail de recouvrement. De son côté, AG2R La Mondiale utilise Brain pour réduire le taux d'attrition.

La jeune pousse vient de boucler une levée de fonds de 3 millions d'euros auprès de CapHorn Invest et de Plug and Play Ventures. Cette augmentation de capital doit lui permettre d'accélérer son développement en Europe et en Afrique. DreamQuark entend également poursuivre ses efforts de R&D afin "de développer l'esprit critique de l'algorithme" et de continuer "à apporter plus de transparence" pour améliorer sa performance et, in fine, l'expérience des clients finaux.

Objectif : 8 millions d'euros de CA en 2018

DreamQuark vise un chiffre d'affaires de 8 millions d'euros pour l'exercice 2018 et entend bien gonfler ses parts de marché. Elle ne craint pas Watson, la technologie d'intelligence artificielle d'IBM, très sollicitée dans ce secteur. "La technologie Watson est utilisée pour faire des conseillers augmentés. Nous, nous utilisons l'intelligence artificielle au niveau des systèmes décisionnels. Nos technologies n'ont rien à voir", assure Nicolas Meric.

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