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La fintech espagnole Payflow lève 1,6 million d’euros pour sa solution de salaire fractionné

Levée de fonds Lancée en avril dernier, Payflow affiche déjà une trentaine de clients séduits par son application permettant à un salarié de recevoir au moment où il le souhaite une partie de son salaire. La start-up espagnole, soutenue par des investisseurs locaux et européens, annonce un premier tour de table de 1,6 million d’euros.
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La fintech espagnole Payflow lève 1,6 million d’euros pour sa solution de salaire fractionné
La fintech espagnole Payflow lève 1,6 million d’euros pour sa solution de salaire fractionné © Payflow

Lancée il y a deux mois, la fintech espagnole Payflow a annoncé mi-juillet avoir bouclé son premier tour de table, qui s’élève à 1,6 million d’euros. Parmi les investisseurs, on trouve le start-up studio allemand Rocket Internet, Lanai Partners, Itnig, Abac Nest et Financière Saint James, family office de Michaël Benabou (cofondateur de veepee, ex-vente-privée). Grâce à cette injection de capitaux, elle souhaite améliorer son produit et élargir son équipe.

"La levée de capitaux pendant la crise COVID-19 a été une tâche difficile, et nous sommes très reconnaissants de la confiance de nos investisseurs. En 2020, nous nous concentrons sur notre implantation en Espagne, et grâce à ce tour de table, nous commencerons notre expansion internationale en 2021", précise Benoît Menardo, cofondateur de la pépite barcelonaise avec Avinash Sukhwani.

Un dispositif confidentiel et instantané 
Basée à Barcelone et créée en février dernier, la start-up commercialise depuis avril une solution qui permet aux employés de collecter instantanément la portion de leur salaire correspondant à la durée de leur travail grâce à une application mobile. L’objectif est de leur offrir la possibilité de faire face aux imprévus et de mieux gérer leurs finances personnelles sans attendre la fin du mois et le versement de leur salaire.


Le dispositif est confidentiel et instantané et les employés retirent des portions de leur salaire, plusieurs fois par mois, par petits montants d'environ 70 à 80 euros. "Il ne s'agit pas d'une avance sur salaire, mais plutôt d'un outil qui permet à un employé de facturer ce qui a déjà été travaillé lorsqu’il/elle le souhaite, à n’importe quel moment du mois", insiste la start-up.

De son côté, l’entreprise n’a pas besoin de générer des flux de trésorerie au milieu du mois, mais maintient un processus fluide de règlement des salaires. Par ailleurs, en améliorant "le bien-être financier de leurs travailleurs", les employeurs observent selon la start-up "une augmentation significative de la motivation et de la productivité". Côté intégration, la solution est synchronisée de avec le système de gestion des ressources humaines des entreprises, de sorte que son utilisation n'entraîne aucune charge administrative, même dans les entreprises qui comptent des milliers de salariés.

Eliminer le stress financier
Le contexte économique actuel n’est pas étranger à cette demande. "Plus de 60% des Espagnols ont admis avoir souffert de stress financier ces dernières années, et ce nombre continue d'augmenter en raison de la crise COVID-19", rappelle l’entreprise. "Notre mission est d'éliminer le stress financier et de dire au revoir aux prêts, aux découverts et aux microcrédits, ajoute Avinash Sukhwani. Actuellement, des millions d'Espagnols consultent leur compte bancaire toutes les deux heures à la fin du mois, pour vérifier si leur salaire est arrivé".

La start-up revendique plus de 30 entreprises utilisatrices, dont plus de la moitié des employés ont téléchargé l'application. "Nombre d’entre eux l'utilisent pour demander un acompte sur leur salaire entre 2 et 3 fois par mois", se réjouit la jeune pousse.

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