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"La France est l’un de nos cinq principaux marchés", affirme le PDG de Tinder

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Sean Rad, le fondateur et PDG de Tinder, était à New York ce jeudi 26 juin, pour participer à la French Touch Conference. Pour L’Usine Digitale, il revient sur le succès et l’évolution de son application mobile, qui révolutionne le monde des rencontres en ligne.

La France est l’un de nos cinq principaux marchés, affirme le PDG de Tinder
"La France est l’un de nos cinq principaux marchés", affirme le PDG de Tinder © Tinder

L'Usine Digitale - Quels sont les derniers chiffres concernant Tinder ?

Sean Rad - Nous ne communiquons pas sur le nombre d’utilisateurs. Mais je peux vous dire que nous sommes dans le top 50 des applications dans plus de 30 pays. Par ailleurs, nous enregistrons chaque jour plus d’un milliard de "swipes" (glissement de doigt d’un utilisateur pour dire si oui ou non le profil présenté lui plait) et plus de 12 millions de "matches" (quand deux utilisateurs ont indiqué leur attirance réciproque). Depuis le lancement de l’application, nous avons enregistré plus de deux milliards de "matches". Ce sont autant de rencontres qui n’auraient pas eu lieu sans Tinder.

Quelles sont vos priorités pour faire évoluer l’application ?

La première priorité, c’est de continuer notre croissance en termes d’utilisateurs, et donc de rendre notre produit accessible au plus grand nombre. Par exemple, pour l’instant Tinder fonctionne avec Facebook, mais beaucoup de pays n’utilisent pas ou peu Facebook. Pour eux, nous devons donc trouver une voie d’accès alternative.

Ensuite, nous voulons rendre l’application plus rapide. Aujourd’hui, nous sommes satisfaits de la vitesse et de la fiabilité de l’application. Mais dans certaines parties du monde, l’accès internet n’est pas aussi bon qu’ici. Pour ces marchés, nous devons donc rendre l’application plus rapide et cela demande beaucoup de travail d’ingénierie.

Pour le moment, Tinder ne génère pas de revenus. Menez-vous une réflexion sur les moyens de monétiser votre application ?

Oui, nous sommes en train de réfléchir à un modèle économique qui serait durable et profitable. La publicité est une première option, même si je pense qu’elle ne représentera qu’une petite partie de nos revenus globaux. Je pense que la majorité de nos revenus proviendra de nouvelles fonctionnalités que nous allons offrir à nos utilisateurs et que ces derniers pourront acheter de manière ponctuelle ou sous forme d’abonnement. Mais ce qui est sûr, c’est que le cœur de notre application restera gratuit.

Avez-vous un calendrier plus précis à ce sujet ?

Oui, nous en avons un mais nous ne pouvons pas en parler. Il faudra probablement plusieurs mois avant de voir des démarches dans cette direction. Cela demande du temps et beaucoup de réflexion mais je pense que dans un futur proche, le marché verra évoluer les choses chez Tinder en ce qui concerne la recherche de revenus.

Pourquoi êtes-vous venu participer à cette French Touch Conference ?

A titre personnel, j’adore tout ce qui est lié à la France. Paris est l’endroit que je préfère au monde, j’y déménagerai si je le pouvais. Ensuite, nous avons beaucoup d’utilisateurs en France. Je ne peux vous donner le nombre précis, mais la France est l’un de nos cinq plus gros marchés. C’est un marché auquel nous tenons beaucoup, je suis donc très excité d’être ici aujourd’hui.

Propos recueillis par Frédéric Autran, à New York

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