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La France et l'Europe sommées de soutenir (vite) les fintech menacées par leurs concurrentes américaines

Document Les associations Croissance Plus et PME Finance tirent le signal d'alarme à propos des start-up de la finance françaises et européennes, menacées par leurs homologues américaines. Dans un rapport intitulé "Fintech 2020 : reprendre l'initiative", elles leur recommandent de faciliter au plus vite l'implantation de ces entreprises en France et plus largement sur le Vieux Continent, en assouplissant les règlementations qui encadrent leurs activités et en donnant accès aux investisseurs à de l'information financière poussée sur leur développement.

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Bougez-vous ! C'est en substance le message qu'ont voulu faire passer les associations Croissance Plus et PME Finance dans leur rapport "Fintech 2020 : reprendre l'initiative" (ci-dessous). Posté le 23 octobre dernier dans la boite aux lettres du ministre de l'Économie Emmanuel Macron et de Mario Draghi, gouverneur de la Banque centrale européenne, ce document fouillé pousse les autorités françaises et européennes à prendre position pour soutenir les start-up de la finance sur le Vieux Continent, faute de quoi elles seront écrasées par leurs comparses venues de la Silicon Valley.

 

Au niveau mondial, les montants levés par ces jeunes pousses ont été multipliés par quatre depuis 2012 et par trois en un an, entre 2013 et 2014 (2,5 milliards d'euros en 2012, 4 milliards en 2013 et 12,1 milliards en 2014), souligne le rapport. Accaparant plus de 80% du total de ces collectes, les Etats-Unis mènent largement le cortège. En Europe, les deux leaders sont le Royaume-Uni et l'Allemagne. "La France est à l’écart de ces deux tendances. Elle représente à peine 2% des montants levés en 2014", se désolent les auteurs de l'enquête.

 

créer un bureau des fintech

 

Pour changer la donne, ils proposent aux autorités hexagonales de s'inspirer des recettes anglaises et suisses. A Londres, le régulateur britannique, la Financial conduct authority, a créé un bureau d'innovation en 2014. Il aide les jeunes pousses de la finance à s'implanter sur le territoire britannique et surtout à obtenir très rapidement les agréments nécessaires à l'exercice de leur activité.

 

"En Suisse, le directeur de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a pris position, en septembre 2015, en faveur de la création d'un statut allégé pour les fintech", explique le document, qui recommande à l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (le régulateur bancaire tricolore) de se poser les mêmes questions et de créer en son sein un bureau des fintech.

 

Croissance Plus et PME Finance tentent également de secouer les autorités européennes. Selon eux, les fintech du Vieux Continent peinent à lever des fonds car il n'y a pas ou peu de sources d'informations financières fiables à leur sujet, à même de rassurer les investisseurs. Les auteurs du document proposent donc à l'UE de créer une "Agence européenne pour la recherche financière". Dotée de des fonds européens, nationaux et privés, cette institution génèrerait une base de données fiables sur les PME et ETI de la finance européenne, qui donnera aux investisseurs les moyens d'analyser et de comparer ces sociétés en recherche de financement.

 

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