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[Etude] La France, terreau fertile pour les fintech

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Étude Depuis l'essor de la vague fintech en France, l'écosystème hexagonal s'est bien développé. Dans une étude parue le 17 octobre 2018, le cabinet de conseil Exton Consulting et le pôle de compétitivité Finance Innovation dressent un panorama des différents acteurs de l'univers fintech et de leur développement. 

[Etude] La France, terreau fertile pour les fintech
Au total, les fintechs françaises ont généré près de 800 millions d'euros de revenus en 2017. © Flickr - CafeCredit

Les fintech françaises sont-elles montées en puissance depuis leur essor, en 2014 ? Dans une étude menée auprès d'une centaine de jeunes pousses au printemps 2018 et publiée ce mercredi 17 octobre, le cabinet de conseil Exton Consulting et le pôle de compétitivité Finance Innovation dressent un panorama complet de l'écosystème français. 

 

Des fintech françaises de plus en plus nombreuses

Si la vague Fintech a débuté plus tardivement en France, en 2014, elle a depuis gagné en  amplitude. Aujourd’hui, l’Hexagone compte pas moins de 500 fintech et insurtech et une cinquantaine de jeunes pousses sont enregistrées en moyenne chaque année. Les fintech françaises n’affichent pas toutes le même niveau de maturité. Si la moitié d’entre elles est actuellement en phase de commercialisation, un quart est encore en phase de création et 5% seulement est en phase de "scaling", ouvrant des succursales à l’étranger. La plupart s’appuient sur le big data et l’intelligence artificielle pour développer leurs solutions et un quart expérimente déjà la blockchain pour adresser des cas d’usages dans les services financiers.


Des montants en progression

Au total, 290 millions d’euros ont été investis dans les fintech françaises en 2017, un chiffre en progression de +86% par rapport à 2016. Ce qui place la France en 4e position en Europe. Le montant moyen des tickets, de 5 millions en 2017, est resté deux fois moins élevé que la moyenne européenne. Il faut dire que les fintech françaises ne se sont lancées que tardivement dans la course : 53% d’entre elles n’ont ainsi réalisé qu’une seule levée de fonds. Par ailleurs, le système de financement français, qui met à disposition des fintech de nombreuses aides publiques, retarde le moment de recourir à de tels leviers financiers.

Des structures qui demeurent encore fragiles malgré la croissance affichée

L'étude révèle par ailleurs que les fintech françaises ont généré 800 millions d’euros de revenus environ en 2017, ce qui représente 1% de l’industrie financière. Un revenu global encore faible au regard du nombre de structures et des montants levés par la filière. La moyenne, de 1 million d’euros par structure, est largement tirée par les bonnes performances d’une poignée de fintech comme Ledger ou Shift technology.


La majorité de fintech ne génère en réalité que très peu de chiffre d’affaires : un quart d’entre elles ne dépasse pas le million. Et 20% déclarent ne pas être rentables. Pour améliorer leurs chances, 50 % privilégient le modèle B2B2C, rémunérateur, en se positionnant plutôt comme des fournisseurs de technologies au service des grands acteurs du service financier. Afin d’atteindre une masse critique, les fintech tentent également d’opérer à l’international. Près de la moitié d’entre elles lève ainsi des fonds en vue d’ouvrir des antennes en dehors de l’Hexagone.

 


Pour se développer, les fintech peuvent s’appuyer sur tout un écosystème français

Les fintech peuvent compter sur les pouvoirs publics français pour soutenir leur essor. Le gouvernement, qui affiche son ambition de faire de la France une "start-up nation", est ainsi à l’origine du Swave, accélérateur parisien dédié aux fintech. Il entend aussi profiter du Brexit pour faire de la capitale un hub européen dans le domaine de la finance.

Elixium, la première bourse électronique du collatéral, a ainsi été lancée en juin dernier. Les jeunes pousses peuvent également compter sur un riche tissu de structures de soutien, dont une dizaine d’entre elles se sont créées ses six derniers mois, à Grenoble, Brest et Niort notamment… Côté financement, les dispositifs publics mis en place pour soutenir de telles activités sont nombreux, même s’ils ne sont pas toujours très visibles.


Les fintech peuvent enfin s’appuyer sur les régulateurs tels l’AMF et l’ACPR, qui mettent à disposition des pôles chargés de les accueillir et les conseiller. Favorable, l’approche pour laquelle les régulateurs ont opté reste cependant prudente au regard de certaines places qui ont lancé des "bacs à sable réglementaires.

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