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La fronde anti-Facebook s'organise après les révélations sur son étude psychologique

Dévoilée le 1er juillet, l'étude menée par Facebook et visant à modifier les fils d'actualités de plus de 700 000 utilisateurs du réseau social, à des fins "scientifiques", n'est toujours pas digérée par les internautes. La grogne s'intensifie et la risposte s'organise : des plaintes contre le réseau social de Mark Zuckerberg ont déjà été déposées dans les deux pays.
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La fronde anti-Facebook s'organise après les révélations sur son étude psychologique
La fronde anti-Facebook s'organise après les révélations sur son étude psychologique © Flickr CC - marcopako

Facebook s'est adonné, pendant une semaine en 2012, à une petite expérience psychologique qui ne passe toujours pas auprès des internautes. Afin de voir les effets d'une timeline entièrement composée de statuts positifs ou négatifs, le réseau social de Mark Zuckerberg, a délibérément modifié les fils d'actualités de plus de 700 000 utilisateurs anglophones, à leur insu.

L'étude psychologique, révélée le 1er juillet, a soulevé l'indignation des utilisateurs du réseau social et des associations de protection des données privées. Aux Etats-Unis, l’Electronic Privacy Information Center (EPIC), une ONG, chantre des libertés civiles et de la protection de la vie privée, a ainsi porté plainte auprès de la Federal Trade Commission.

En Grande-Bretagne, c'est l’Information Commissioner Office, l'équivalent britannique de la FTC, qui a décidé d'ouvrir une enquête sur les agissements de Facebook. 

Five Labs, l'application qui reproduit l'expérience

Five, une start-up américaine spécialisée dans l’intelligence artificielle, a décidé de surfer sur ce bad buzz et propose une application pour recréer l'expérience.

Imaginée à partir d’un système mis au point par des chercheurs de l'Université de Pennsylvanie, Fives Labs propose d'examiner les traits de caractère de ses amis. Mark Zuckerberg s'est prêté au jeu et même s'il semble sympathique, le fondateur de Facebook est plus enclin aux statuts négatifs. 

 

 

Face aux salves de critiques, la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, a présenté des excuses et a justifié l'étude : "Cette expérience faisait partie des recherches en cours afin de tester différents produits, et rien de plus, mais elle a fait l'objet d'une mauvaise communication. Et pour cette communication, nous présentons nos excuses, car le but n'était pas de blesser qui que ce soit."

Wassinia Zirar

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